‹ Louis et Charles, ducs d'OrléansChapitre 13 sur 39 · BALADE DE MONSEIGNEUR D'ORLIENS · texte numérisé non relu

BALADE DE MONSEIGNEUR D'ORLIENS

ET AUTRES SEIGNEURS ESTANT AVECQUES LUI OU CHASTEL DE BOISSY, ET COMMENT ILZ BUVOIENT d'AUTANT SELON LA CATERSE.

Je vy en chastel de Boissy Monseigneur le duc d'Oiiiens,

don d'une somme de cent francs, le dimanche iii^ jour dudit mois de décembre 1398.

(1) Un compte de dépenses du mois de décembre 1394, porte : payé à M. de Colombière « viii escus qui du lui estoient par monseigneur pour « cause de jeu d'eschez. » Le 18 mai de l'année suivante, le prince y perdit six cents francs.

(2) Une quittance du duc d'Orléans nous apprend qu'en 139C, il dépensa pour cet hôtel, « 10 escus d'estrennes au garde, pour lui aider « à nourrir lui, sa fe^ime et ses enfans; 40 sols tournois pour 2 seaux « à traire eaue pour mettre ou puits ; et 8 sols tournois pour le vigneron « qui fait la vigne dudit hostel. »

(3) Dans un autre acte analogue le prince déclare avoir donné 20 francs à ces ménestrels pour les avoir fait venir dans son hôtel. Pendant qu'ils exécutaient les divertissements, Louis d'Orléans jouait au échecs avec son cousin, qui lui gagna cinquante écus.

LOUIS d'ouléans. 85

Jehan monsieur Lebreth aussi Et leurs gens fort boire li ens.

Le vin flsl nioull d'esludiens ; La fut Lonnet licencié Qui Beaune à quatre a crié ; Brumueil par force de vin Crioit sur tous comme enragîé :

Sine dubio, c'est latin.

L'oste n'ot pite ne mercy Crie de ses vins et ses biens A l'un boit là, à l'autre cy ; Es voynnes ne demeures riens.

Je boy à toy, je le retiens, Disct l'un à l'autre sa plégie :

N'eusse esté je fusse noyé. Bruneval du mal saint Martin Crioit sur tous comme enragié :

Sine dubio, c'est latin,

Lebreth n'ot pas le cuer failli A tous boit com bons cresliens, Aufemont, Beaumont, Canny (ï) Gaucourt, Garencière ist des liens Qui jeunes, nouveaux, anciens Prunele croîsy ont moillié, Voirre rompu et despecié ; Bruneval qui ot l'esverlin Crioit sur tous comme enragié :

Sine dubio, c'est latin.

L'envoy.

Prince, après ce qu'on ot mangié Et beu tant qu'on estoit blecié.

Vont estuver li pèlerin, De leurs corps firent granl marchié ; Tous nuz ont vo, chambre assiegié, Et là Benneval en la fin Crioit sur tous comme enragié (2).

(1) Jean Le Flamenc,

(2) Manuscrit n° 7219 de la Bibliothèque du roi, fol. xvui"v.

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