‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 111 sur 149 · Ferrère, Révélations, etc · texte numérisé non relu

Ferrère, Révélations, etc

d'elles-mêmes. Vous avez bien fait de venir m'averlir, car j'ignorais tout. Je vais écrire cette lettre et vous la porterez (i). » Frédéric Brillault, sccrélairc du prince, venait de sortir. Louis-Napoléon rédigea un brouillon rapide et le lut. « Recopiez-le, dit Conneau en souriant, de votre plus belle main ('2). » — 11 écrivit sur un papier bleuâtre, ordinaire, sans armoiries, d'une écriture un peu heurtée, raturée en plus d'un endroit, presque féminine, et ferma le pli avec de la cire verte qu'il frappa d'un cachet : un soleil s'élevait audessus de l'océan en rayonnant vers ces mots : Je crois et f espère (3). — Ferrère, malade, dut se retirer, et Briffault se chargea de la missive. Il quitta Londres à huit heures ; à Douvres, il s'embarqua pour Boulogne et y arriva vers deux heures et demie du matin ; il en reparlait à trois heures cinquante ; à huit heures et demie, il descendait de wagon et, à midi et demi, la lettre brûlait les mains du président de l'Assemblée (4)- M. Sénard prit place dans son fauteuil: « J'invite l'Assemblée au silence. J'ai à lui faire une communication. Une nouvelle lettre (Ah/ Ah f) du citoyen Bonaparte m'a été apportée ce matin. » Et, après avoir expliqué comment elle lui était parvenue, il en donna lecture : « Monsieur le président, j'étais fier d'avoir été élu représentant du peuple à Paris et même dans trois

1,2. Ferrère, Fiévélntions, etc.

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