I. Voir ses Mémoires, déjà cités
a. Rapport de la (Commission d'Enquête.
3. l'ioiidlion. La l{t\olntion sociale démontrée par le Coup d'Etat du Deux Décembre, (îaniicr, 1852.
4. I^e [leuple des l>uriicades le sentait bien et réclamait toute la
L'idée dictaloriale était partout, établissant une sorte de pendant à l'idée humanitaire (i), même dans l'Assemblée unique (2), mais ne découvrait personne pour la mettre en œuvre ; et elle ne parvint pas à se réaliser d'elle-même, tant les hommes placés en avant par le peuple ou la bourgeoisie demeuraient vagues. 11 fallut pour cela le péril de rAsscml)lée, — qui créa Cavaignac. Le Parlement admettait le désordre prolongé du pays, la cause républicaine lui paraissant tout excuser, mais il ne pouvait consentir à disparaître, fût-ce par idéal républicain, si bien qu'au nom de celui-ci, il allait s'alïirmcr de plus en plus réactionnaire(3). Nouveau dilemme instructif. De par ce fait, Cavaignac ne posséderait que fort peu d'un consul véritable. INIarat avait eu l'idée d'un dictateur avec un boulet au pied. Cavaignac devait rouler deux boulets, l'Assemblée et sa situation équivoque, équivoque venu du gouvernement même et qui se défendait par lui. Dans cette morne et cruelle parade, erreur et incompréhension. La société cherche avant tout l'équilibre de ses forces naturelles. Aucun principe supérieur ne s'établissant ici, amjuel sa supériorité même put per-
souveraineté nationale : « Nous voulons toute la souveraineté du peuple. Tous les citoyens d'une république ne doivent et ne peuvent vouloir autre chose. Pour défendre cette république, il faut le concours de tous... » L'E^^tafctle du 28 juin 1848.