‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 138 sur 149 · Histoire de la l'évolution de i-^^S, déjà cité · texte numérisé non relu

Histoire de la l'évolution de i-^^S, déjà cité

<le l'historien. Imaginons néanmoins que la chose soit vraie. Que signilic-t-clle ? Que Louis-Napoléon — et nous consentons ici encore à ce qu'il ait l'ait agir (le son plein chef — se réservait une place pour combattre l'émeute ; étrange contradiction puisqu'il aurait été, au contraire, d'après ses adversaires, avec elle.

Or le prétendant n'apas bougé — comme nous l'indiquerons plus loin. S'il se tient en dehors de celte intrigue, qui donc la prépara? Sur ce point, la Commission d'En([uète est encore muette. Il serait assez vraisemblable que l'idée de celte candidature fût venue à ceux qui avaient à voter, conmie elle s'était emparée i)récédemment d'autres soldats, connue nous la verrons guider, sous peu, de nouveaux néophytes ; et là, sans doute, réside toute la vérité (i). L'essayiste du Luxembourg varie avec une inconcevable aisance. Il airumc, d'abord, que la faute de l'insurrection de juin revient aux bonapartistes et que ceux-ci la pré[)arèrent de longue main, savamment, puis il écrit, à quelques jours de là : « Non ! Non ! L'insurrection de juin ne fut pas préparée ; ce fut l'explosion soudaine, irrésistible, d'un peuple au désespoir (2). » Il ne reste plus en ce cas qu'un grief, celui ({ue le parti bonapailiste découvrant une arme dans l'émeute, s'en soit servie, — et ce point aussi, nous l'avons réfulé. — Tous ceux qui ont voulu mellre en avanl l'infUience bonapartiste tombent dans la même conlradiclion(jue le protégé de Pagnerre. M'^^ d'Agoult, (jui prétend avoir découvert des traces sérieuses de l'intrigue (3), assure : « Nulle part on n'a vu, non plus, que je sache,

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