Consulter : Enquête Parlcincntaire
èlrc, plus d'une fois, lucr les pères par les fils. — La mauvaise loi ou l'erreur de cerlaines aeeusalions sont flagrantes. La Commission Executive connaissait fort bien, et avant le drame, le sentiment napoléonien vivace des régiments de la banlieue ; elle en était si persuadée (ju'elle préféra les réserver d'abord ; elle ne revint qu'ensuite sur sa décision, à moins que Cavaignae ait passé outre sans son consentement. — Le pouvoir, se sachant peu solide, avait peur de tout, — et de lui-même. Au Palais Bourbon, pendant la lutte» le premier jour, il accuse à tort et à travers de trahison ; personne (pii ne précise un côté suspect. Affolés, les parlementaires vont jusqu'à dire que Cavaignac est sur le point de les livrer. Ils harcèlent Ledru- Rollin, laissé au Palais par le général, et le somment d'agir. Ledru-RoUin répond vaguement qu'il a donné sa parole de ne rien décider seul ; il doit céder, faire jouer le télégraphe pour demander des renforts et réclamer non seulement la garde nationale des départements, mais encore les marins de Brest et de Cherbourg. — Lors(pie Cavaignac rentre, la nuit, à la Présidence, il est accueilli uni(piemenl pur des reproches (i).
(^ue reste-t-il des accusations lancées contre le parti napoléonien et qui, toutes, se contrarient ou se détruisent? (^ue ce parti intriguait à la lois derrière les barricades et devant elles et qu'il luttait ainsi de part et d'autre contre lui même. Ceux (jui ont jx-rsisté dans celte fa(.'on de voir ont prétendu que l'intérêt du [)rince consistait à ce que Paris se massacrât de la sorte alin qu'un Napoléon apparût ensuite plus clairement le sauveur. — Pour ce résultat, une [)ai'eille lutte était inutile et de celte lutte même, seuls, Cavai-