‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 26 sur 149 · I. Un Anglais à Paris, déjà cité, t. I, p. aSo · texte numérisé non relu

I. Un Anglais à Paris, déjà cité, t. I, p. aSo

vidus bien examinée, il y a encore aulre chose. Alexandre Dumas, qui avait connu les révolutionnaires de iS3o, disait d'eux : « Je pourrais les nommer tous et l'on verrait qu'aucun n'abaissait dans un but égoïste, qu'aucun d'eux n'avait besoin de faire une révolution pour s'enrichir et que tous, au contraire, ont perdu aux révolutions qu'ils ont faites, les uns leur fortune, les autres leur liberté, quelques uns la vie (i), » — Les hommes de 1848, trois ou quatre exceptés, n'avaient pas l'enthousiasme i)rofond. sincèrement généreux et pur, de leurs aînés ; aucun ne fait souvenir de Godefroy Cavaignac ; la pente, au bout de laquelle nous roulons aujourd'hui, commençait déjà son inclinaison. Quant à leur valeur gouvernementale, la suite permettra d'en juger. A ce sujet, il est permis de regretter Armand Carrel; mûri, décidé, tout à fait homme d'action et de pensée à la fois, lui, peut-être, aurait su conduire la République, — par une voie consulaire (2). — Place de Grève, les ouvriers crient à la fois : « Vive la République ! » et : « Vive Napoléon (3) » .

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