‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 68 sur 149 · Ferrère. Hévélntions, elc · texte numérisé non relu

Ferrère. Hévélntions, elc

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république (opinion monarchique) ; — quinze à vingt mille voix des ouvriers sans travail ou ne travaillant qu'à la demi-journée ; — douze à quinze mille voix des opposants à l'établissement de la république par suite de la perte de leurs emplois (opinion monarchique) ; — dix à quinze mille voix des boutiquiers, artisans, négociants (bonapartistes libéraux) ; — en tout, soixante-quinze à quatre-vingt-quinze mille voix (i). » La pratique du suffrage universel est une science, devenue fatalement corruptive. La troisième république ne l'ignore pas. On le savait aussi à Rome et on en avait pris son parti (2). — Dans toute la France, l'agitation grandissait. A Lyon, à Marseille, à Bayonne, à Bordeaux, la majorité de la population se montrait hostile au gouvernement. Beaucoup ne comprenaient pas la réserve du prince et la blâmaient (3). Le moment approchait de rentrer en scène (^). Aussi, à peine les murs portèrent-ils ralFiche jaune du prince de Joinville,vite lacérée sur l'ordre du Directoire (5), que la première affiche napo-

i. Ferrère, Révélations, etc.

2. Voir, entre autres, l'intéressant volume de M. Boissier sur la Conjuration de Catilina, Hachette, 1906.

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