‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 76 sur 149 · Sans doute un parent du valet de chambre du prince · texte numérisé non relu

Sans doute un parent du valet de chambre du prince

2, 3, 4. Fevrère, Ré^•élations, etc.

la servent le long des murs. A la place Maubert, il y eut une petite émeute ; on maltraita le colleur; à trois reprises, on déchira coup sur coup les afliches ; à trois reprises, Clapier les fit remettre ; à la fin, il dut se réfugier dans une maison voisine. L'ap[)ui vint des femmes. Elles se réunirent contre les révolutionnaires en disant : « Si vous ne le voulez pas, nous le voulons, nous » ; et la dernière afiiche demeura (i). Route d'Allemagne (2), dès la première pose, on crie : <( Vive l'Empereur ! » Toutes les l'euilles qui capitonnent le cabriolet de Clapier sont enlevées et placées par le peuple même à l'extérieur des maisons. Clapier remet celles ({u'il possède encore aux conducteurs des diligences partant pour les départements. A Bclleville, une i'emme vient demander une afliche ; après avoir vérifié qu'il n'en reste plus, comme on le lui afiirme, elle enlève la dernière posée et l'emporte en disant : « Mon mari est malade ; de savoir qu'on vole pour Napoléon, cela le guérira (3). w Place de rHùlel-de-Ville, Cla|)ier et son aide sont attaqués ; les passants, indignés, interviennent, mais sans succès, et protègent seulement la retraite des deux liounnes.

A Saint-Denis, Clapier n'arrive que le dimanche matin, tandis qu'on a déjà commencé de voler. A peine a-t-il collé un placard que de nombreux groupes se forment : « Vive l'Empereur ! » A ce cri, répété par de iHMivcaux arrivants, les électeurs qui se bousculaient dans la sulle et dans les cabarets se réunissent sur la place [)ublique. Indécis en face du suffrage universel, ils retrouvent leur volonté par le nom de Bonaparte. La manifestation est instantanée, si vive

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