Daniel Stern. t. II, p
3. Caussidière soutient qu'une partie de ces cris fut poussée par les agents de Cartier : « La Commission, prévenue qu'une démons-
chef de la garde nationale, Clémenl Thomas, donne l'ordre de battre le rappel. Le tambour retentit. La garde nationale se rend d'abord à son poste avec ardeur puis, la vérité une fois connue, laisse voir un vif mécontentement. Un certain nombre d'hommes se retirent en déclarant qu'ayant voté pour Louis-Napoléon, ils n'ont aucune raison d'armer leurs fusils afin de réprimer les manifestations produites par l'arrêt de proscription dont on prétend le frapper (i). — Ferrère a été chercher Persigny très tôt. Après leur tournée matinale habituelle, ils ont déjeuné et arrivent rue Royale vers trois heures (3).
L'Assemblée est au complet. Les représentants qui sont uiilitaires ont eu soin de venir en uniforme (3). L'assistance des grands jours encombre les tribunes (4). Avant même cjue la sonnette présidentielle ne se fasse entendre, le fds de Jérôme commence l'attaque. « Louis-Napoléon Bonaparte, s'écrie-t-il, a été nommé représentant du peuple dans plusieurs départements, il a été nommé dans le département de la Seine. Son élection fait l'objet de toutes les préoccupations... Je suis son parent, son ami ; je ne viens
tration devait èlre tentée en faveur de Louis Bonaparte, iivaitpris des précautions militaires ; M. Carlier parcour.ait aussi la foule avec ses agents dont quelques-uns crièrent : « Vive Xapoléon ! » Mémoires, t. II, p. 209, — On a avancé que rAssembléo avait pris soin d'entretenir cette agitation pour ol)tenir un décret de bannissement. Voici ce (ju'en dit (Jaussidière : « ()uel<pies personnes ont accusé la Commission Kxécutive d'avoir elle-même suscité cette démonstration ; la présence de M. Carlier et de ses agents leur donna à croire «ju'ils étaient là pour attirer l'émeute alin qu'on ])ùt enlever au vote de l'Assemblée un décret de bannissenu-nt. Les recherches que j'ai faites à cet égard n'ont point tout à fait conlirmé les présomptions qui ont été mises en avant. En admettant la provocation, il est impossible de nier en même temiis qu'une certaine agitation n'eût été causée par des meneurs, agissant en prévision de l'avenir. »