‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 93 sur 149 · T. Delord, Pierre, etc · texte numérisé non relu

T. Delord, Pierre, etc

tant à l'apogée et en mesure de se permeltre bien des choses. Mais il s'étonnail d'avoii'à se défendre ; eomme tous les gens honnêtes, il pensait que sa probité le justifierait et qu'il n'avait pas à la prouver. Il en fallait eirectivcuienl une aussi forte, aussi sure que la sienne, pour étaler tant d'audace, — et ne s'attirer ainsi (jue plus de haine, (^uand passa la métaphore à laquelle il devait se plaire, ce furent des murmures, des rires méprisants. « M. de Lamartine rencontre à son tour dans l'Assemblée les préventions que Louis Blanc y souleva naguère. La majorité et la minorité se trouvent d'accord contre lui. La droite, dans sa politique mesquine et vindicative, préfère le prétendant Louis Bonaparte au citoyen Lamartine ; les représentants de la Montagne partagent ce sentiment. Le parti du général Gavaignac qui commence à se dessiner veut avant tout, advienne que j)ourra, se débarrasser de la Commission Executive (i). »

A trois heures, une nouvelle colonne de quatre mille hommes environ se dirige sur la Chambre au cri de « Vive iXapoléon 1 » On crie aussi : « A bas la Bépublique ! (2) » et « A bas les députés ! (3) » « A bas Clément Thomas ! (A) » Ferrèreet Persigny s'y distinguent aux premiers rangs (ô). — Clément Thomas monte à cheval, accompagné de Cavaignac et de iS'égrier. — Dans l'Assemblée, Lamartine, le front perlé de sueur (6), las déparier, demande un instant de repos.

Page 1