‹ Louis-Philippe d'après des documents inéditsChapitre 10 sur 49 · AiHîhivcs de M. le baron Ilollinguer · texte numérisé non relu

AiHîhivcs de M. le baron Ilollinguer

2, Idem.

lune. Elle n'a, dit-elle, voulu accepter aucun traitement comme gouvernante. Mais on lui a promis, on lui doit diverses sommes, formant un total respectable de centaines de louis, une rente viagère, etc. Et dès que faire se pourra, elle demande que cet argent soit remis à PamélS, lady Edward Fitzgerald. Il semble bien, d'après cela, que la jolie petite Anglaise expédiée à Louis-Philippe-Joseph par son marchand de chevaux Saint-Denys, fut vraiment la fille de la gouvernante.

Citons encore quelques phrases de Monlesquiou prises au hasard, dans une longue lettre à Louis-Phihppe. Elles peignent en quelques traits le temps où ils vivaient. « Vous avez vu l'infâme exécution de la Reine.... Les exécutions contin-uent. Les victoires aussi. Quelle rage de tuer Biron et Luckner! Nous avons été des sages, vous à Reichenau, et moi ici, cher camarade, cher et excellent ami.

« ... Votre diamant a été vendu dix-sept louis.... »

A Reichenau, Louis-Philippe apprit l'emprisonnement de ses frères et de son père enfermé à Marseille avec eux. Quand vint la condamnation de quarante-cinq Girondins, Billaud-Varennes proposa qu'à la liste dressée par Amar, le nom du Duc d'Orléans fût ajouté. Celui-ci avait toujours siégé à la Montagne. Mais qu'importait aux proscripteurs? Amené à Paris en toute hâte, Phihppe-Egalité fut mis à mort le lendemain.

A Reichenau encore, Louis-Philippe reçut celte nouvelle, tenant secret son nom et cachant ses larmes. Le mystère à demi percé, il dut fuir et passa plusieurs mois, d'août 1794 à mars 1795, chez Monlesquiou, à Bremgarten. Il fut alors, pour tout le monde, Corby, aide de camp du général, heureux d'avoir enfin rejoint son chef. Et celui-ci ne voulait accepter du prince qu'une part dans le prix du loyer.

Il part enfin, ayant retrouvé en Angleterre quelques restes des dépôts laissés par son père. Il va d'abord en Suède, puis en Norvège où il fait un plus long séjour, portant toujoursle nom de Corby, et accompagné du comte de Montjoie et du fidèle serviteur Baudoin. Il parcourt aussi la Finlande, recueil-

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