CHAPITRE YIII 1850 ET i
« Chères amies, les diligences ne partent plus; nous sommes barricadés dans les rues, La résistance est admirable. Hier nous étions une soixantaine de députés; nous allons être davantage'.... »
Ceci esl un cri de joie de La Fayette, C'est un exprès, le 22 juillet, qui apporte les nouvelles au chûteau de La Grange : les diligences ne partent plus!
Nous n'essaierons pas de décrire, après beaucoup d'éloquents historiens, les batailles dans Paris, les pavés arrachés, les voitures bousculées pour construire des barricades. Une lithographie de Charlet montre les tables et les armoires pleuvant du haut des fenêtres d'une petite rue sur les casques à chenille, et les chevaux effarés des carabiniers du Roi. L'attaque du peuple de Paris fut ardente, unanime. La défense fut très faible.
M. le général de Bourbon Busset, ayant rejoint le Roi Charles X à Valognes, le 12 août', s'exprima à ce sujet en termes très vifs. Puisqu'on avait pris une décision si grave, il fallait être prêt à la soutenir. Le général n'avait que des éloges à adresser aux huit régiments placés sous ses ordres à Lunéville; leur attitude avait été excellente. D'autres troupes dévouées étaient au camp de Saint-Omer. Un plus grand nombre en Afrique. L'incurie, l'ineptie ont dépassé toute limite; « la trahison la mieux ourdie n'aurait pas mieux fait ». Le Ministre de la Guerre était à Alger; M. de C, qui