‹ Louis-Philippe d'après des documents inéditsChapitre 42 sur 49 · Archives de La Granité · texte numérisé non relu

Archives de La Granité

ciation du Duc d'Orléans d'alors, de la Real Cedula de Philippe V, enfin d'un traité de Vienne de 1725 où il est juré que jamais les Couronnes d'Espagne et de France ne seront réunies sur la même lôte, ni dans la même branche de la maison de Bourbon. C'est à l'exécution de cette dernière clause que le vindicatif ministre va désormais consacrer tous ses soins.

Continuons la lecture de la correspondance :

Lord Palmerston au Comte de Jarnac.

Broadlands, 15 septembre 1846.

« Mon cher Comte de Jarnac, « J'espère que Monsieur Dumon pourra peut-ôtre se servir de Broadlands comme auberge en route pour Plymouth. Je désirerais fort pouvoir m'enlretenir avec un de vos Minisires sur la position fâcheuse dans laquelle les relations des deux pays vont se trouver; car à quoi bon nous faire illusion, quant à la gravité des circonstances? Et ne serait-ce pas s'aveugler volontairement à l'avenir que de ne pas voir que, si la France d'aujourd'hui persiste à reprendre le système d'ambition sans scrupule qui dirigeait la politique extérieure de la France pendantles règnes de Louis XIV et de Napoléon, il n'y a pas de bonne volonté de notre côté qui puisse être assez forte pour empêcher que les relations entre les deux pays ne redeviennent encore ce qu'elles étaient pendant les règnes de ces deux souverains ?

« Tout à vous. « Signé : Palmerston*.

Le lendemain Lord Aberdeen écrit à M. Guizot. Le ton est plus doux: mais l'irritation n'est pas moindre.

Iladdo Ilouse, 14 septembre 184G.

« Souvenez-vous, je vous en prie, de ma conduite, lorsque Bulwer, sans intructions de moi, à titre privé, s'est permis

Page 1