‹ Louis Philippe et la Contre-révolution de 1830Chapitre 22 sur 84 · INTRODUCTION, XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XXI

ture à s'y adapter, en supposant que , prenant la révolution pour point de départ, la monarchie eut voulu garder et affermir cette position. Car alors la monarchie eût eu pour soutien tous les Français qui ne haïssent ni n'estiment les formes gouvernementales qu'en raison des droits et du bonheur des peuples, et auxquels les noms de président ou de roi importent moins que les institutions.

A défaut de traditions, l'intérêt général eût donc pu devenir le lien réciproque du contrat, et Louis-Philippe d'Orléans se serait trouvé , probablement , dans une situation telle que jamais si belle destinée n'aurait été donnée à l'homme. Les trésors d'une civilisation épurée par un demi-siècle d'expériences politiques et sociales^; les gloires immortelles des guerriers républicains et des armées de l'empire; une nation nombreuse, compacte, riche, confiante, folle d'ordre et de liberté; une armée , toujours fidèle au pays , se ralliant à la révolution ; les gardes nationales sortant de terre par bataillons à la voix de Lafayette ; les départemens

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