‹ Louis Riel à la Rivière-du-Loup [microforme]Chapitre 22 sur 32 · DE · texte numérisé non relu

DE

qu'un meurtre dans son éxéeution, Riel était un assassin, Scott un martyr, Par une opposition de sentiments non moins naturelle, nons faisions de Riel un héros et de Scott nn misérable perturbateur de l'ordre, digne du châtiment qu'il avait subi. Quatre ans après sa mort, lorsque la question de l'amnistie fat soulevée dans les communes, à Ottawa, l'animosité et la sympathie pour ou contre Scott, pour on contre Riel se montrèrent aussi vives qu'au premier jour, Peu s’en est fallu que cette question eut tranché le lien fédéral et déterminé la guerre civile entre Ontarid et Québec,

gr Taché alors À Rome fut mandé en toute hâte par le gouvernement du Canada, 11 ne pouvait choisir un négociateur plus influent. Si quelqu'un pouvait le tirer du mauvais pas qu'il avait fait, c'était bien le dévoué prélai, à la fois vénéré des catholiques, respecté des autorités et honoré de l'estime universelle. Dès son départ, il avait informé : Sir George Cartier de rumeurs sourdes circulant dans les rangs du peuple, au sujet de lu cession du territoire au Canada, sans qu'il (le peuple) fut partie au contrat. El l'avait engagé à user de prudence, à respecter les susceptibilités légitimes d'hommes fiers de leur indépendance. Malheureusement, ses conseils ne furent pas suivis. Il lui fallait traverser la mer pour venir corriger, si possible, les fautes et les erreurs sans nombre commises durant son ab:

sence. Il arrivait au Nord-Ouest, quatre jours après l'exécution de Scott. Il en blâme sévèrement les auteurs, tout en lès engageant à envoyer sans retard des délégués à Ottawa. Ces délégués quittèrent Winnipeg, le 22 mars, et le

Riel était une opporelle, nons | tin misédu châti- »s sa mort, | soulevée 1o8ité et la Tr on conves qu'au cette quesdéterminé bec,

6 en toute da, Il ne 8 influent.

Mauvais ée dévoué ques, resl'estime

t informé des circujet de lu

s qu'il (le ait engagé susceptibiindépenne furent mer pour et les ert son ab:

atre jours e sévèrent à enwa. Ces nars, et le

26 avril, ils entraient en conférence avec Sir John À. McDonald et Sir G. E, Cartier, au sujet de l’aunexjon de leur territoire dans la confédération,

La première condition du traité proposé par les délégués a été ‘ qu'après les arrangements, ‘* uns annistie générale serait de toute néces- * sité proclamée dans le Nord-Ouest, avant que “ le Canada prit possession de ce territoire.”

Sir John À. et Sir George reconnurent qu'il était de la nature même de l'arrangement amical qui avait lieu entre les deux pays, que cette armnistie fût proclamée comme ils la demandaient, [ls ajoutèrent, que bien que la proclamation de cette amnistie fût de la préro-

ative royale, ils étaient cependant en mesure ‘assurer aux délégués du Nord-Ouest, qu'elle serait certainement proclamée.

“ Le très honorable Sir John Young, depuis, Lord Lisgar, Sir Clinton Murdoch, délégué à Ottawa par la Couronne, pour y faire connaître ses volontés au sujet des difficultés du Nord- Ouest, donnèrent aussi péremptoirement à nos délégués l'assurance que cette amnistie serait

roclamée, à la satisfaction des habitants du vrd-Ouest ”

‘ Néanmoins, les délégués firent remarquer à Son Excellence, qu'ils seraient heureux d'avoir par écrit cette promesse d'amnistie, Son Excellence répliqua que la chose ne souffrait aucune difficulté, et que cela serait fait aussitôt que le gouvernement aurait sanctionné le reste des arrangeménts,

“ Les délégués du gouvernement canadien et ceux du gouvernement provisoire rédigèrent ensemble le bill de Manitoba.

— dd —

“ Pendant ce temps-là, le gouvernement impérial jugea à propos d'envoyer des soldats réguliers dans ses territoires du Nord-Ouest. C'était son droit et son devoir.

“ Mais, grande fut la surprise du gouvernement provisoire de voir le Canada s’arroger le droit d'y envoyer aussi une expédition militaire, avant d’avoir réglé les points en litige et d’avoir conclu aucun arrangement définitif.

‘“ Le président se plaignait à Sa Grâce Monseigneur Taché de l'injustice de la conduite et des prétentions du Canada vis-à-vis de son pays. Et il déclara à Sa Grâce, qu’en autant que l’expédition de Wolseley était canadienne, elle verrait se fermer devant elle, les portes du pays, aussi longtemps qu’une entente amicale ne serait pas conclue, entre le gouvernement canadien et le gouvernement provisoire, et tant que ce dernier n'aurait pas les garanties d'une amnistie générale,

Monseigneur condamna de toute son autorité celte attitude de la part du gouvernement provisoire. Mais, sur la remarque que les ministres firent à Sa Grâce, qu'ils se défendaient avec raison, Monseigneur, invoquant son pouvoir de commissaire canadien, leur dit : “ Ne faites pas cela, Je vous donne ma parole d'honneur qu'une amuistie générale sera proclamée avant l'installation d'aucun lieutenant.gouverneur canadien ici.” |

Au reste, le gouvernement impérial avait enjoint au Canada de ne faire partir aucune de ses milices pour le Nord-Ouest, avant que les délégués de ce pays ne fussent satisfaits.

La chambre, à Ottawa, ayant passé l’Acte de Manitoba, les délégués insistèrent auprès du

ment ims soldats

rd-Ouest.

gouverla s’arroxpédition sen litige définitif.

àäce Monnduite et son pays.

que l’exnne, elle s du pays, 1icale ne lent canatant que es d'une

autorité ent pros minisjent avec bpuvoir de aites pas honneur ée avant rneur ca-

avait encune de que les

Page 1