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jurée les orangistes ? A la fois français, métis et catholique, à leurs yeux, voilà trois crimes qui font de Riel le dernier des misérables, mais à nos yeux il resteun héros, un martyr de l'amour de la patrie.”
Lorsque je partis en voiture avec Alexandre, deux ou trois cents personnes nous accompagnèrent jusqu’à la gare, où nous arrivames au dernier coup de sifflet de la locomotive.
Avant d'entrer dans les chars, jôtai ma casquette et je saluai la foule. Les plus rapprochés murmuraient avec émotion. ‘ Que Dieu vous accompagne et vous bénisse.”
J'étais touché, plus qu'on ne saurait croire, de ces témoignages d'affection rendus à un homme généreux condamné à l'exil, pour avoir trop aimé sa patrie.