SO I.OLIS VEL'ILI.OT
lilis. Quant à mon frère, sa satisfaction fut mrlée de refrret. H soiiUrMit do ne pas remplir tout le inandat qu'il s'était donné au sujet de nos sœurs et s'iiH|iiiétait de me voir aliéner ma liberté. Il resta en cette occurrence le frère aîné, le grand frrre tendre et prévoyant qu'il a toujours été. Quand tout lut réi^lé, qu'il y eut lait accompli, il me dit avec un sourire, nuancé d'émotion : — Mathilde et Élise étaient dignes de s'entendre cts'entendaient; je comptais (juil en serait toujours ainsi. Cependant saint Paul m'avait donné quelque inquiétude. — Saint Paul? — Oui. Dans Tépitre du iiVdi manche après la Pentecôte, s'adressanl cl ses <( hien-ainiés », il dit : « .le prie Kvodie et je conjure Syntyche d'être unies dans le Seigneur. » Évidemment Évodie et Syntyche vivaient ensemble et étaient deux saintes femmes puisqu'elles comptaient au premier rang des amis de saint Paul, et se dévouaient à ses œuvres. Néanmoins, 1" Apôtre nous l'indique, elles avaient parfois (juelqne peine à s'accorder. De leur vie commune et de cet avis du Maître, j'ai conclu qu'elles étaient... belles-sœurs. Ce fut, sur cet arrangement de famille, qui tous nous contentait, le mot de la fin.