‹ Louis VeuillotChapitre 17 sur 73 · I.OIIS VElîll.l.OT · texte numérisé non relu

I.OIIS VElîll.l.OT

et mettre le feu au cœui- des amis? Les polémiques avec i'école entliolique lib«'Tale, qui commençait à se montrer, n'étaient-clles pas essentiellement de son ressort? Du mo ment où il était li\ et que de telles «jnestions surgissaient, l'intérêt du journal voulait (ju'on r<!i tendit. M. de Coux le comprenait mieux que personne, et nul ne disait plus sincèrement à mon frère: C'est du Louis Veuillol qu'il nous faut aujourd'hui.

D'autre part, l'entrée de M. <le (!oux à V Unirers, si sensible aux adversaires intimes, dont elle avait déjoué les plans, n'avait eu, en dehors, qu'un effet restreint et momentané. Pour la presse, pour le monde des lettres et de la politique, et môme pour l'état-major ecclésiastique, Vl'nivrrs continuait de se personnifier en Louis Veuillot. Uu'on eût à louer ou à blAmer, c'était presque toujours lui que l'on visait. Il avait beau s'en défendre, sa marque était déjà si fortement empreinte sur l'œuvre que celle-ci, aux yeux du public, demeurait sienne. C'était juste, car si le journal n'avait pas toujours en tout sa prestesse d'autrefois, si Lacordaire et Montalembert pouvaient dire, par dépit et hostilité, que de Coux l'avait non pas assagi mais alourdi, l'esprit de Louis Veuillot restait là et c'était la vie.

Page 1