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- t'-tait ffAtéf cw vieillissant! De fantas([iio et mai apjirisc, • 11*- «'t.'iit (Ifvemic ennemif du mérite et rie la paix; selon un njot heureux de M. de Fallouv, elle avait aux approches de la mort pris en ^-^oiit < les gens qui sont capables de tout et les gens qui nesontrapahles de rien ». Cette justice rendue au bloc, Louis Veuillot se vengeait des orateurs qui l'avaient le plus ennuyé et faisait ainsi ses adieux à leur président, le confrère Marrast, un maître railleur :
•< M. Mariast s'est levé, et, d'une voix émue, il a lu un discours qu'il tenait d'une main tremblante. Ce n'était plus M. Marrast, c'était une rosière pâlissante, rougissante, attendrissante. Pauvre M. Marrast ! avoir fait dans sa vie tant d'épigrammes contre les [)résideiits qui s'en allaient et contre les députés qui nétaient pas sûrs de revenir! Il a expié aujourd'hui bien des moqueries et vengé beaucoup de ses victimes. (>e f|ue nous avons pu entendre de ce dernier chant, murmuré ii voix basse et applaudi tout bas, ne nous a point semblé trop mal. Mais le ti-iomphe de M. Marrast est dans l'invective. Uans le genre sérieux, il ne parviendra jamais qu'à rajuster assez proprement un petit nombre de lieux com-
Mu s'est levé, on a crié : Vive la ré[)ublique! en igitantles brasen l'air... etbonsoii! >•
Le lendemain, il présentait aux lecteurs de VUnivers l'Assemblée nouvelle et, s'excusait fl'avoir traité bien cav.'iliérement la morte de l'avant-veille.
" ... La [daque, disait-il, était prête pour un grave tableau; ce n'est pas notre faute, mais celle du personnage, si nous n'avons retiré du daguerréotype qu'une caricature. Mêlas! hélas! [»ar beaucoup de raisons, les .tssemblées délibérantes courent grand risque de n obtenir jamais dans notre pays le respect auquel elles ont droit sans doute, et dont il faudrait patriotifpiement les entourer. Kespecter l'autorité nous est déjà naturel-
tOUIS VElll.LOT. — T. ri. 2.i
:»?8 I.OIIS VEIILLOT.
Icment fort difficile. (Comment faire (juaiid l'autorité ne se rcsprcto pas? (boniment vénérer dans l'Asscndilée ce qui souvent, pris end«UaiI, n'est point vénéral)le et ne se soucie nullement d'être vénéré? Hicn de plus auguste, si l'on >eut. que le caractère de repiésentant : quoi de moins auguste que le commun des hommes qui en sont investis? Voici d'al>ord une quantité de sots et d'ignorants qui se devraient condamner à un éternel silence et qui ont la manie de parler toujours. Ils enfourchent les questions les plus ardues, comme s'il s'agissait de monter un cheval de bois à la foire; ils attaquent par les arguties les plus absurdes, par les iiiipiitafions les plus calomnieuses, des opinions qu ils n'entendent point; aucun mérite ne les intimide : ils opposent à l'éloquence et à la raison de sordides âneries, grabelées dans tout ce qu'il y a de mauvais journaux et de mauvais livres. Comment se retenir de leur dire leur fait? »
Après et au-dessous des sots et des ignorants, venaient les intrigants, les gens mal famés, les apostats, les hypocrites, horrible espèce, intolérablenient etlioutée qu'il traitait selon la justice. Puis des hommes, il passait au.K partis, signalait leurs pratiques, les déclarait menteurs, hypocrites, ambitieu.x, cyniques, corrupteurs, l/honuète homme n'y pouvait entrer sans se prêter par discipline ou faiblesse à des actes malhonnêtes. Ces partis, ajoutait-il, se haïssent et se décrient mutuellement et sans relâche. « Qui manque plus de respect à une fraction de l'Assemblée que toutes les autres fractions de cette même Assemblée ! Qui insulte plus à la dignité, aux actes, aux intentions de l'Assemblée entière, que ne le fait chaque fraction prise isolément? Et l'on voudrait que le public, spectateur de tant de débats tumultueux et envenimés, spectateur tout rempli des passions qui les animent, fût docile et respectueux à ces rois d'un jour qu'il a faits lui-même, qu'il s'apprête à défaire? »