‹ Louis VeuillotChapitre 47 sur 73 · LA RÉCONCILIATION · texte numérisé non relu

LA RÉCONCILIATION

La loi était votée, mais la paix n'était point faite. Dans quelles situations se trouvaient les divers groupes catholiques? Les chefs sauraient-ils reprendre ensemble le combat contre l'ennemi commun ?

Le lendemain du vote, Louis Veuillot fît cette déclaration :

« La loi de l'enseignement est votée. Nous l'avons combattue sans relâche, avec une vigueur et une persévérance égales à notre conviction. Nous aurions voulu la faire rejeter, nous n'avons même pas pu l'améliorer. Elle sort du scrutin pleine de toutes les obscurités, de tous les inconvénients, de tous les périls que nous avons signalés. Elle fait à l'Église une situation difficile et dangereuse; elle consolide l'Université, elle recule, pour bien longtemps peutêtre, le jour de la liberté dont nous avons cru un moment saluer l'aurore... Que cette dernière protestation soit écoutée; car nous ne protestons pas seulement en notre nom et la majorité des catholiques est avec nous. Non, cette liberté

LOUIS VELILLOT. — ï. 11. 2-1

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