‹ Louis VeuillotChapitre 54 sur 73 · j2 I.«»I I> Mil ILI-UT · texte numérisé non relu

j2 I.«»I I> Mil ILI-UT

CMiiiint' les palii.M'chcs, et oiivoy.iiit lin'f un voau Joutes les fi)is (pic le iiKtiiidie iiioiiieau viciil [xtiIm-i- sui" son toit. Si le tompsôtailà la promenade, cecpii pciincltrait d'esquiver les visitt's, il n'y aurait pas d éviclié où l'on lût si hicii.

" l/ani;c (pli prc'sido aux vacances ne m'a pas ahandoiUR*. Au milieu de tant de visiteurs inip(»rtiins, il en est arriv»!; un liiercpii est un vrai piéscnt du bon hicu : c'est M'' Manning'. rex-arcliidiacic de Cliicliestcr. .1 ai eu le honlieurd assister à sa messe ce matin... Quelle i:r;\cede Dieu! Kt comme j'ai senti cela' Au moment niôme où l'Égalise anglicane oui rage la sainte Viei',i;e, ou tout au moins la laisse oiitr-ager, 1 homme qui était, il y a peu de temps, la gloire de l'Église anglicane, disait la messe dans un couvent fran(;ais, en riionneurde la sainte Vierge, et donnait la communion à iiu militant catholi([ue. Cela ne laisse pas de retentir au loud du rœui- et d'inspirer une certaine conliance contre les mis('Mables qui promènent des mannequins pour divertir et fanatiser la canaille anglaise. Puisse Dieu auréer ces ré[)aiations ! Uii''»nt à moi, comme catholi(iue, j'ai la mienne.

« M*' Manning est édifiant à voir et à entendre : c'est le calme, lapict('', la douceur et l'ardeur d'un saint. Il est a l'autel comme unangclai beaucoup caus(!; avec lui hier soir et ce matin. 11 m'a donné de longs détails sur son ancienne église. L'édilice anglican est encore bien solide. C'est un rocher, mais le marteau (jui en fait tomber de pareils fragments est encore plus dur. »

Voici une autre lettre qui, bien qu'adressée, non à un ami de vieille date, mais presque à un inconnu, fait pénétrer dans l'intime de Louis Veuillot. Ce correspondant était un laïc d'une (juarantaine d'années, que la lecture (les ouvrages du militant rédacteur de Vl'tiivers avait conduit au séminaire. .V ses remerciements, Louis Veuillot répondait : « ... Je n'ai pas eu l'esprit de faire comme vous et de me donner tout entier à la sainte Église. J'ai une laiiiillc, et j'y trouve, entre autres avantages, celui de

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comprendre clairement, par une expérience de tous les jours, que si tous les chrétiens s'étaient toujours mariés, le monde serait resté païen. Le célibat est le levier nécessaire de rÉvangile, siciit eral in principio, et nunc, et semper. Combien je vous félicite, Monsieur, de la résolution que vous avez prise, et combien je serais heureux, si comme votre modestie le prétend, mes faibles écrits y étaient pour quelque chose! Mais que j'y sois pour quelque chose ou que je n'y sois pour rien, l'essentiel est que j'aie part dans vos prières, et je vous remercie de tout mon cœur de vouloir bien ne pas m'y oublier. Je vous confesse, en toute sincérité et sans phrases, que j'en ai bien besoin. J'aurais de (juoi être épouvanté, si je le voulais, quand j'étudie à fond mon cœur ; mais je suis au contraire ravi par cette considération que tant de faiblesse et une àme si prompte à toutes les séductions, ne m'empêchent point de persévérer. Ma persévérance ne m'est pas due. Dieu me soutient et me retient par la grâce des prières qu'on lui adresse pour moi, »

Il ajoutait : « Ma joie (d'apprendre que j'ai une place dans vos prières) est augmentée de vous voir dans le diocèse d'Orléans. C'est mon diocèse. Je crois qu'il a été fort négligé depuis longtemps et qu'il a grand besoin d'un chef comme son évêque actuel et de prêtres comme vous le serez un jour... » Cette lettre est du 30 juillet 1850. C'est donc au moment où, par les instructions de Rome, Unissait le combat sur la loi d'enseignement que Louis Veuillot, ignorant la rancune, rendait cet hommag"e au mérite de M^"^ Dupanloup. Son erreur était de croire que le nouvel évêque d'Orléans serait essentiellement, sinon uniquement, l'homme de son diocèse. Non, cet esprit dominateur et agité entendait gouverner la presse relig-ieuse, exercer une grande action politique et diriger l'épiscopat français. Louis Veuillot, armé de V Univers, lui faisait obstacle ; il avait perdu l'espoir do l'assujettir ; il voudrait l'écraser.

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