s I.ULIS \ KL II. LUT
servant Invciiii'. rtait du côlô du Président; .M. (!•• lalloiix était du côté de rAsscniMée, où s'ôbaucliait péniblement la fusion des anciens légitimistes et des anciens philippistes, sous le nom commun de j)arlemeutaires... Tout en souhaitant que la force, si la force devait dénouer la situation, pai'tit de l'Klysée, et non de la Chambre ou delà rue, nous aurions préféré, à l'I'nivcrs, une solution constitutionnelle 1). »
A cette époque les rapports étaient bons entre Louis Veuillot et iM. de Falloux. Celui-ci, proiitantdu voisinage (nous demeurions lui et moi, rue du Bac, non dans le même corps de logis mais au môme numéro), me remettait de temps à autre de petites notes pour Vl'nirrrs. In jour, vers le milieu de novembre, il exprima le désir de causer à fond de lasituati(»n avec mon frèi'c et moi. Louis accepta. Après déjeuner, ou parla du rôle que devaient prendre les catholifjues. Les avis se trouvèrent bien diflérents. Les vues de M. de Falloux n'étaient pas du tout les nôtres ni celles de iMontalembert. Il exposait des préventions exagérées, une confiance précipitée, des desseins téméraires. I^ouis Veuillot lui fit des objections qu'il ne put vaincre. Il se labattit à réclamer la neutralité du journal. En présence des événements, la neutralité, telle qu'il la désirait, n'était guère possible; il ne l'obtint pas. On se quitta néanmoins sans rupture, et, à ce qu'il semblait, plutôt encore amis que divisés. Bientôt après, le coup d'État eut lieu. Il mit M. de Falloux en cellule pour quelques heures chez les dragons du quai d'Orsay, et M. de Montalembert dans la Commissioj} consultative, nommée par Louis- Napoléon pour couvrir et ratifier son attentat. Vi/iivers resta chez soi (2).
M. de Falloux, dans ses Mémoires posthumes, parle de
(1) Ces lignes sont de I8r>7. Mi'lanffes, première série, t. V, p. 130.
(2) Méhiuf/es, l. VI, p. ."»71. Histoire du parti cat'/tolique. Ces renseignements ont été publiés au long du vivant de Falloii.x et de Montalembert.