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ti'itlu'istc, et au moyen du théologien l>illuart, qu'il côtoie le lulliérauisnic, le calvinisme, le baïanisme et le jansénisme. On s'efïVaie : ce n'est rien encore 1 M. Donoso Cortès serait aussi un peu fataliste et un peu lamennaisien. Si Ton y ajoute l'ultramontanisnic, dont le savant critique ne dit mot, mais que probablement il n'oublie pas, cela fera bien des erreurs que notre ami devra désavouer. A travers le livre de M. Donoso Cortès, le rigoureux théologien a su nous atteindre, et peut-être n'est-ce pas là le moindre but de sa critique. Voici son raisonnement. Le livre de M. Donoso Certes fait partie d'une collection d'ouvrages publiés sous la direction de M. Veuillot; donc M. Veuillot n'est pas moins trithéiste, baïaniste, fataliste, etc., que M. Donoso Cortès; et comme M. Veuillot est rédacteur en chef de 1'^nivers, il s'ensuit qne Vl'niccrs n'est pas moins luthérien, calviniste, lamennaisien que M. Veuillot.
« V Univers une fois mis en cause par ce tour de logique, M. l'abbé Gaduel ne nous lâche plus. A toutes les hérésies qu'il trouve d ins M. Donoso Cortès, et dont nous répondons, il en ajoute une quantité d'autres qui nous sont propres. Nous ne les mentionnerons pas, il y en a trop. La dernière, la fleur du l)ouquet, est le pseudo-tradiiionalisme. Terrible chose que d'apprendre un matin, au sortir de la messe, qu'on est pseudo-traditionnaiiste ! Le lecteur se peindra notre émotion. »
Louis Veuillot montrait ensuite que la campagne de M. l'abbé Gaduel se rattachait au dessein général, mené avec beaucoup d'audace et de persévérance, d'écarter de la presse religieuse les écrivains laïcs et romains, c'està-dire de désarmer ïl'nivers. Après avoir établi que tel était bien le but poursuivi, il traitait de haut la question abordée de biais par M. Gaduel et faisait déposer en faveur des laïcs Bossuet et Bourdaloue d'abord, puis d'autres autorités ecclésiastiques plus récentes : M'^'^ Parisis et même M^' Dupanloup, dont les opinions sur ce point avaient varié an gré des rencontres et des besoins de sa polémique.
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Au cours de sa driiionstivitiou, Louis Veuillot dut faire rrTnar<jUcr cjuo divers al>l)rs journalistes, écrivant dans le Journal (les Drhnta, la (itizrtle <lr France, la Ivresse religieuse et même IWmi de lareinfion, ne pouvaient sous aucun ra|)poi't : style, doctrine, tenue, être donnes pour modèles aux écrivains laïcs. ■< Kn vt-rité, s'écriail-il, la presse catli<)li([uo aurait une l>ell<' réputation si elle se trouvait uniquement dans leurs mains. » Et bien vite, ne voulant pas que M. (iaduel s'a|)pliquAt cette observation, il ajoutait :
«< Hâtons-nous de le dire, ces reproches qu'une imbécile persécution nous arrache, ne s'adressent point à M. l'abbé (laduel. Il n*a pas l'impétuosité cassante et malapprise de ses alliés. Tout au contraire, il est grave et même solennel; il ne marche (|ue rem paré de vingt traités de théologie qui traînent sur ses marges, Wilasse de-ci. liilluart de-là. et d'autres tout autour. Dans ce majestueu.x appareil, il cherche bien le mot pour rire, faisant son possible pour égayer par un peu de raillerie son aride matière; mais rien ne dépasse la limite : une gaieté de professeur, une épigramme de casuiste, et puis tout de suite, Witasse, Billuard et les Conciles, et jamais d'injure. C'est pourquoi nous lui répondons, heureux de pouvoir nous défendre sans avoir rien d'extrême à lui dire. Obligé d'expliquer à quel projet ses critiques se rattachent, nous croyons volontiers qu'il n'en voit point les misères, et (ju'il a voulu servir la vérité, non l'esprit de parti. »
Désirant établir par un exemple qu'il ne suffit pas toujours de consulter beaucoup de vieux livres plus ou moins savants et surs pour bien traiter les questions du moment, Louis Veuillot coinparaitM. (iaduelau i*. Call'aro. Cel*. Caffaro, bon théologien et religieux édifiant qui n'avait jamais mis les pieds dans un théAtre, s'avisa un jour de plaider pour la comédie et aligna diverses autorités religieuses de vieille date à l'appui de son opinion. Bossuet, qui se tenait au courant des choses de son temps, lui lit voir que sa thèse