Varin, op. cul., p
2. On l'appelle souquet dans le midi. — A Beaucaire, en mai 1462, Louis XI déclara que le souquet « s'exigerait à raison de quatre pichets par chaque barral de vin et à l'équipollent pour toutes sortes de vins qui se vendoient ci-devant et même dans ladicte ville et son terroir, pour en jouir cinq années et l’'employer aux réparations des murailles, ponts, chaussées, église et autres necessités de la ville... » (Eysserre, Histoire de Beaucaire, t. II, p. 94).
3. À Poitiers, en 1462, des ecclésiastiques, qui avaient vendu du vin sans acquitter les droits, ont été poursuivis (Arch. mun. de Poitiers, Cart. 19, G 25).
&. Arch. mun. de Poitiers, Cart. 21, H 28. — En 1468, la ville d'Orléans, pour subvenir à la réparation des routes, obtient le droit de lever un barrage sur chaque attelage (Arch. mun. d'Orléans, CC
9. De Lépinois et Mercer, Hésioire de Chartres, t.1X, p: 108 et suiv,
municipalités, un tarif complet pour toutes les marchandises est soigneusement fixé".
On octroie encore très volontiers la gabelle du sel ou, comme l’on dit, le « fournissement » du grenier à sel. En 1468, Louis XI accorde aux bourgeois de Compiègne pour dix ans le droit de prélever deux sols sur chaque minot de sel; cette gabelle doit être affectée à la réparation des édifices publics’. Poitiers, Niort, beaucoup d’autres villes jouissent du même privilège”. Dès 1462, les habitants de la Réole avaient réclamé un péage de 6 liards par pipe de sel ; on le leur donne en 1480, malgré les protestations des marchands de la Garonne, du Lot, du Tarn*.
Les octrois affectent les formes les plus diverses, empruntent les noms les plus variés. Louis XI concède aux consuls de Narbonne le droit de percevoir, pendant dix ans, le robinage, qui doit subvenir aux frais de canalisation de la rivière d’Aude : le robinage portera sur les marchandises qui abordent au lac de Capelles. En vain les marchands se refusent-ils à payer cet impôt sous prétexte qu'il n’a Jamais été levé que sur l'Aude, qui d’ailleurs a cessé d’être navigable: la taxe est énergiquement maintenue, de par l'autorité du gouvernement central. En 1474, Louis XI octroie à Niort
4. Cf. Aug. Tarerry, Recueil de mon.inéd.,t.ITetIII. A Poitiers, en 1467,nous trouvons un tarif complet visant toutes lesmarchandises. Sur chaque setier de froment, seigle, baïillarge et avoine, on paiera 2 deniers tournois ; pour les poix etles fèves, 4 deniers ; pour une pipe de vin, 10 deniers; pour une charge de poulailles ou d'oies, on acquitte 6 deniers ; pour une charge de beurre, de lard ou de miel, 10 deniers; pour une charge de poisson frais, 2 sous 9 deniers ; un cheval ou un bœuf coûte 10 deniers ; un porc, un mouton, une brebis, 2 deniers ; un âne, 1 denier, etc., etc. (Arch. mun. de Poitiers, Cart. 21, H 28).
2. De Lépmois, Notes extraites des archives de Compiègne, loc. cit. p. 132.
3. Bibl. mun. de Poitiers, Coll. dom Fonteneau, tome LX VIII, p.294. — En 1475, Orléans obtient le droit de gabelle pour vingt ans (Arch. mun. d'Orléans, CC 564).
4. Archives historiques de la Gironde, t. 1, p. 311, ett. IT, p. 142.