Arch. mun. de Poitiers, Cart. 39, L 2, et Cart. 9, D
2. En novembre 1477, il demande au lieutenant du sénéchal de Poitou « ce que sont devenuz les deniers par luy octroyez estre levez pour la reparacion de la ville de Poitiers... » La ville lui envoie à ce sujet un député (cbid., Cart. 98, n° VII, p. 344).
3. L, de la TrÉémoizze, Archives d'un servileur de Louis AT, Paris, 1889, p. 66.
&. « Qu'il soit permis aux consuls d'imposer en sus des deniers du roi ce qui leur sera nécessaire pour fournir aux frais communs de leur ville. » (Bibl. nat., fonds latin n°9179, fos 79 et suiv. et Hist. Lang., t. XII, Preuves, ce. 220 et suiv.). — À Carcassonne, les consuls peuvent lever à leur gré une taille ou un subside. (CF. MayREvIEILLE,
Le
op. cit.) 5. Cf. Arch. mun. de Lyon, CC passim, et notamment 94%, 199, 200
et 209.
ses favoris, à son valet de chambre Jehan Moreau. La ville de Compiègne proteste contre cet abus et obtient satisfaction !. Mais on reste sourd aux plaintes d'Orléans : que la ville s'entende avec Moreau, répond le roi; les bourgeois entament des négociations qui durent plus de dix-huit jours et leur coûtent au moins 60 livres*.
En dernière analyse, les octrois sont destinés presque toujours aux réparations des villes et des murailles. Ce qui semble un privilège n’est, en réalité, qu'une nouvelle forme d'impôt. Louis XI recommande aux corps municipaux de ne pas confondre les octrois et les tailles royales *; mais constamment 1] opère la confusion à son profit : iln’est pas rare de voir les aides municipales servir à l'entretien des hommes d'armes *. Au reste, bien souvent les octrois ne suflisent pas aux besoins des villes, qui de plus en plus obèrent leurs
finances. — Les municipalités ne tiennent leurs finances que de la main du roi: elles n'ont en ces matières aucune initiative.