‹ Louis XI et les VillesChapitre 112 sur 305 · Chronique Scandaleuse, p · texte numérisé non relu

Chronique Scandaleuse, p

&. Bibl. nat., Nouvelles acquisitions francaises, no 3243, fos 12 et suiv.

5. « Un moult beau poisse ou ciel qui estoit armoyé par les costez aux armes du Roy et au milieu y estoient les armes d'Espagne. » (Chron. Scandaleuse, p.135).

6. Il désirait que « pour ceste cause, les manans et habitans de la-

Faut-il compter pour rien les dons que les municipalités sont matériellement où moralement obligées de faire aux officiers royaux? En 1472, Bordeaux offre 3,000 francs au souverneur de Guyenne”. À Moissac, chaque fois que le sénéchal de Quercy ou ses subordonnés se présentent, ils recoivent des dons importants”. Ces présents obligatoires sont souvent fort coûteux : en 1469, les Bordelais déclarent au roi qu'ils ont fourni aux gouverneurs et à leurs officiers « des litz, linge, tappicerie et autres paremens et utencilles qui leur ont esté necessaires ». Les officiers royaux se sont approprié tous ces objets et n’ont jamais voulu les rendre aux habitants; Louis XI se décide alors à supprimer cet abus*. — Sans cesse 1l envoie des commissaires dans les villes : les bourgeois sont forcés de se ménager ces « grands et puissants personnages », en leur faisant de riches présents : et, de fait, les plus honnètes gens de l’époque ne se font aucun scrupule de recevoir des «pots de vin ». A Montpellier, en 1471, la plupart des notables étaient d’avis de ne pas recevoir les commissaires, chargés de l'enregistrement des nouveaux acquêts; mais, comme les agents royaux veulent à toutes forces s'acquitter de leur commission, un personnage conseille au corps de ville de les amadouer par un présent de 200 écus*. À Rodez, en 1474, Gari le Grunh, capitaine de cent lances, est entré avec sa troupe ; dès qu’il a pénétré dans la ville, il déclare qu’il n’en sortira pas avant que les habitants n'aient acquitté toutes les charges qui leur incombent; pour adoucir son humeur, on lui offre

dicte ville feussent contens qu’ils y feussent logez et hebergez par fourriers ». Cf. 1bid., p. 88.

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