Zbid., BB 16, fos
7. « Et ce, tant pour fournir au paiement de 9,000 livres tournois, demandés par le Roi, nostredict sire, et par icelle ville audict seigneur accordées audict moys de mars, comme pour plusieurs autres sommes de deniers deues par ladicte ville et prinses par emprunct de plusieurs personnes pour survenir tant es affaires du Roy nostredict sire que es affaires communs dicelle ville. » (CC 101).
peuvent suflire, c’est des bourgeois « les plus aisez et apparens » que l’on exigera les avances’. Ces subsides continuels constituent pour les habitants une charge pénible: en 1478, Jean de Villars est soumis à un impôt de 19 livres, 7 sous tournois ; Geoffroy Cœur, à une contribution de 27 livres”; en 1480, Pierre Poculot, notaire, paie pour sa part 64 livres 8 sols ; Jean du Peyrat, 120 livres?. — Tel est le traitement que l’on inflige aux bourgeois de Tours et de Lyon: on conçoit aisément ce qu'ont dù souffrir des villes ordinaires, que rien ne recommandait à la bienveillance du roi.
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Toutefois, les municipalités ne subissent pas toujours passivement l'exploitation royale. Les Lyonnais, à plusieurs reprises, font une résistance énergique aux prétentions de Louis XI. En 1473, Bourré et de Gaucourt viennent demander à la ville un prèt de 20,000 francs ; au Conseil, M. de Gaucourt prononce un discours dans lequel il montre les dépenses énormes qui grèvent le trésor royal: la guerre a éclaté partout, en Bretagne, en Normandie, en Picardie, en Bourgogne, en Roussillon; 1l déclare d’alleurs que l'on remboursera l'emprunt tout entier au mois de mars suivant. Dans l’après-midi sont convoqués tous les conseillers et les notables : l'assemblée répond aux députés qu’elle est flattée de la requête du roi, alors que « de son autorité il pourroit prendre de fait, quant son bon plesir seroit ainsi le fere ». Mais la somme est trop forte: en exiger le payement ce serait ruiner, dépeupler la ville. On remontre à
A. Zbid., BB 17, f 52, publié par C. et G. Guicur, dans la Bibliothèque historique du Lyonnais, 1888.