Lettres de Louis X1, t. IV, p
&. JIbid., p. 107.
5. Hist. Lang., t. XII, Preuves, ce. 141 et suiv. — Quelque temps après, Louis XI décharge le Languedoc du payement des gages du Parlement (tbid., ce. 154). — En 1465, le comte de Foix, au nom du roi, désire faire un emprunt de 4,000 livres aux habitants de Tou-
Mais le plus souvent, après bien des négociations, les magistrats municipaux sont obligés de s’incliner devant la volonté royale. En 1475, Louis XI demande 3,000 livres tournois à la ville de Lyon ; en vain les conseillers affirment-ils que les habitants se trouvent dans l'impossibilité d’acquitter une si forte somme ; les commissaires répondent qu'ils n’ont point autorité de modifier les lettres royales ; le Consulat cède enfin et se résout à imposer aux habitants une taille de # deniers pour livre '. En août 1476, Louis XI se montre tout aussi insensible aux réclamations des consellers : l'intérêt de la défense exige que les murailles qui bordent la Saône soient réparées; les notables doivent encore s'estimer heureux de pouvoir déterminer en assemblée générale quelles sont les marchandises les moins grevées et sur lesquelles il sera possible d’asseoir une nouvelle taxe?. Ilarrive mème qu'on n’obtienne pas le moindre délai pour effectuer le payement : le 10 mars 1477, le roi exige des Lyonnais 3,000 écus ; les notables déclarent qu'ils ne peuvent réunir cette somme avant Pâques; mais les commissaires ordonnent qu'il n’y ait point de retard: avant le 20 mars, on envoie à Louis XI les 3,000 écus”.
louse. Mais Louis XI ne veut pas qu'on les contraigne à donner cette somme. Deux conseillers de la cour sont envoyés auprès des Capitouls leur demander ce service : que l’on prête au roi 4,000 livres ou tout au moins 2,000. Alors les Capitouls déclarent qu'ils « se sont emploiez et ont fait du mieulx quilz ont peu, mais nont treuvé personne desdiz habitans qui y veuille entendre, » (Arch. du Parlement de Toulouse, B 2, fo 417).