DÉGRÈVEMENTS ACCORDÉS A LA BOURGEOISIE
I. Tentatives pour améliorer la situation financière des villes. — II. Les ecclésiastiques, les nobles, les anoblis, les officiers doivent contribuer aux charges communes, En pratique, les officiers font fléchir la règle. — II. On dégrève les villes aux dépens des campagnes. — IV. État des finances municipales à la fin du règne.
L'exploitation financière dépasse souvent la mesure. Il est des officiers avisés qui s’en rendent compte et qui ne craignent pas de donner à leur maître de salutaires conseils. Guillaume de Varye qui, en 1468, a levé en Languedoc un emprunt de 56,400 livres, veut persuader au roi de le rembourser, « car, déclare-t1l, en Île restituant, ainsi que par voz letres a esté promis et une autreffois en aviez a faire, dont Dieu vous gart, on en trouveroit aiseement bien grant somme et qui y fera faulte jamais ne vouldroyent rien prester ». On le voit, le remboursement n’est pas l'habitude favorite de Louis XI; quant à Guillaume de Varye, il veut entretenir la confiance des sujets: ce n’est point qu'il soit guidé par des principes élevés: il pratique la morale de l’intérêt bien entendu’.
Louis XI lui-même sent bien que sa main est souvent trop lourde. Ce n’est pas de parti pris qu'il aceable les villes: il tente sérieusement d'améliorer leur situation finan-