‹ Louis XI et les VillesChapitre 124 sur 305 · Nurrryx, op. cit., p · texte numérisé non relu

Nurrryx, op. cit., p

pour preserver et garder les plebeyans et ruraux et autres demourans ès villes'. » Les ecclésiastiques raisonnent de même sorte : comme les habitants de Bordeaux veulent faire contribuer le clergé à un don de 3,000 francs que l’on va présenter au gouverneur, le chapitre déclare que l'Église est entièrement exempte de cet impôt: ne suflit-1l pas au clergé de dire des prières et de conduire des processions pour le salut du roi et du royaume? ? Tous ces personnages sentent le besoin de justifiér leur privilège : c'est que ce privilège est déjà gravement compromis.

Les municipalités essayent d’en obtenir la suppression. En 1465, l'assemblée des Amiénois décide que les ecclésiastiques de la ville doivent contribuer à l'entretien des fortifications, qu'ils doivent faire le guet et monter la garde, comme les simples bourgeois. En vain l'évèque offret-l un don gratuit de 200 florins : l'assemblée refuse le don et déclare que l’échevinage poursuivra les cleres qui n'auront pas payé leur quote-part : on ne fera que se conformer aux arrêts du Parlement *.

Louis XI soutient parfois les prétentions des ecclésiastiques : les consuls de Narbonne, en 1481, veulent obliger le chapitre à contribuer aux aides, tandis que ce dernier ne consent qu'aux dons gratuits : en 1483, le roi déclare que

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