Bibl. nat., francais 20489, fo
&. Archives historiques du Poitou, t. T, p. 180.
5. Il déclare que les bourgeois de Langres se rendent journellement en Bourgogne et « sont partout doulcement et favorablement traictiez sans empeschement quelconque. » (Joseph Garnier, Correspondance de la mairie de Dijon, t. 1, p. 115, dans les Analecta divio-
nensi@).
ITT.
Les villes constituent une force politique dévouée à la royauté : Louis XI se propose d’en tirer parti.
Aux États Généraux et aux États Provinciaux, les municipalités lui rendent de précieux services: aussi les convoque-t-il avec soin : en 1468, il n’en oublie pas une seule; comme le dit Chastellain, « par toutes les villes de son royaume, mesmes en Tournay, il manda venir nombre de députés vers luy, de par lesdittes villes pour avoir avis avecques eux et conseil en faire et en laisser sainement et duement en ceste matière! ». — Aux États Généraux, les villes envoient le plus souvent deux, trois ou quatre députés ; à Poitiers, les bourgeois en délèguent trois, tandis que le clergé n’en envoie qu'un?. Louis XI aurait désiré annuler l'influence des gens d'Église en confondant leur représentation avec celle des villes: à Tours, les ecclésiastiques sont choisis dans la mème assemblée que les bourgeois ; les conseillers de Lyon veulent désigner eux-mêmes le député des clercs : d’ailleurs, le personnage que l’on charge de représenter « l’état du clergé » n’est autre que messire Jehan Grant, docteur en lois, lieutenant du balli de Mâcon et longtemps conseiller de la ville. Dans la représentation, on distingue souvent aussi la elasse des bourgeois et la classe des marchands : à Lyon, l’on désigne « pour l’estat des bourgoys, noble Jehan de Villenove ; et pour l’estat des marchans, Michelet du Lart*. » Les élections, cependant, n’ont, en aucune facon, un caractère démocratique : à Senlis, il est