De Lépinors, op. cit., loc. cit., pp
2. De ra Mure, Histoire des ducs de Bourbon et comtes de Forez, p- 304, note 1.
3. Archives historiques du Poitou, t. 1, pp. 174-75. En 1465, le roi avait envoyé à Poitiers des prisonniers du Bourbonnais : ceux-ci étaient parvenus à s'emparer des clés du château et à s'enfermer dans cette forteresse ; mais les habitants s’en sont rendus maîtres, et ont fait faire le procès des coupables (/bid., pp. 157-58).
4. De La Mure, op. cit., et Arch. mun. de Lyon, BB 13, fo 37 vo. — En 1478, Louis XI confie plusieurs prisonniers à la ville de Beauvais : l'un d'eux est conduit à Tours el entretenu daus cette résidence pendant vingt-sept jours aux frais de Beauvais (Doyen, Histoire de Beaupars ul p.122).
nef du roy, nommée la Royalle » ; en 1475, ils donnent 1770 livres pour l'armement de grands navires «ordonnés par le roi pour aller en mer, afin de résister aux entreprises des Anglais ".» En 1469, Bordeaux arme « trois grans nefz et une karvelle », ce qui lui coûte 10,000 livres tournois?. Le 8 mai 1475, Louis XI fait équiper en toute hâte tous les navires de Honfleur, afin de parer à la descente que les Anglais projettent de faire en France”. La plupart des villes maritimes fournissent de nombreux corsaires qui attaquent les flottes ennemies: c’est grâce à ces corsaires qu’en 1478 le lieutenant de l'amiral, Guillaume de Casenove, s'empare de toute une flotte de caboteurs, chargés de harengs et de seigles : on capture 80 ou 100 bàtiments ; on fait un grand nombre de prisonniers *. Louis XI, il est vrai, ne ménage pas ses faveurs aux villes maritimes : en 1461, il supprime un impôt de deux marcs d'argent qui pesait sur la Rochelle”. En 1470, à la demande de l’amiral, 1l octroie à Honfleur des aides sur les marchandises qui entrent dans
la rivière de Seine ou qui en sortent®. — En dépit de ces
1. KE. ne Frévirre, Mémoire sur le commerce maritime de Rouen, LOS PERL PP: 282 et suiv.
2. Les magistrats empruntent aux bourgeois « tant en argent comp- - tant que en cables et autres cordaiges, artillerie, pouldres, vins, biscuits, chers, poissons et autres vivres jJusques à la somme de dix mille livres tournois ou environ ». Ils ne pourraient rembourser les sommes empruntées, si le roi ne leur accordait une aide. (Bibl. Nat., francais 2690, fos 36 vo et 37).
3. E. pe FRévizze, op. cit., p. 364. En 1466, les habitants ont déjà donné 600 livres pour mettre en état la nef « la Madeleine ». — En 1479, Louis XI ordonne aux magistrats d'Abbeville d’équiper un navire de 80 tonneaux. (Auc. Tarerry, Rec. de mon. inéd., t. IV, p. 301.)
&. Duronr, Histoire du Cotentin, t. TI, p. 128.
5. À la condition, toutefois, que les habitants entretiendront et fortifieront le port. (Bibl. Nat., francais 20583, fo 62).
6. Il s’agit, il est vrai, de réparer le port de Honfleur (tbrd., 20492, fo 6).
privilèges, les villes maritimes endurent bien des souffrances : en 1470, les Bourguignons ravagent les côtes d'Harfleur et de Honfleur, brülent vaisseaux et maisons, capturent navires et marins'. Jour et nuit, dit Chastellain, les Normands craignent une descente des Anglais : « Sy en estoient à malaise que merveilles? »
LIT
Dans les luttes qu'il lui faut soutenir contre l'étranger et surtout contre les ennemis de l’intérieur, Louis XI demande aux villes leur appui: c’est d'elles qu'il attend le salut, pendant la guerre du Bien Public. À peine le due de Berri s'est-il enfui, Louis XI notifie cette fuite à toutes les cités du domaine, il les supplie de ne conclure aucune alliance avec les seigneurs révoltés : « Ainçois, écrit-il aux consuls de Montpellier, se aucuns venoient de par lui devers vous, les arrêtez et mettez en lieu seur sans en faire aucune délivrance jusqu'a ce que ayez de nos nouvelles.» Les bourgeois répondent à l'appel du roi: dès le commencement d'avril 1465, les Bordelais lui déclarent qu'ils sont disposés à le servir «de corps et de biens ». «Et semblablement, éerit-1l aux habitants de Lyon, avons eu pareilles nouvelles de noz bonnes villes de Paris, de Rouen et de noz pais de France, Normandie, Picardie, Champaigne et Languedoc et de touz noz autres païs. » Il tient ses fidèles Lyonnais au courant de tous les événements : il désire qu’ils n’ignorent pas «la mauvaise et dampnée entreprise desdits rebelles et desobeissans" ».
1. C'est ce que nous apprend une lettre de Louis XI au grandmaître, de 1470 (Cabinet de Louis AT par Tristan l'Hermite de Soliers, dans Commumes-Lencrer, t. Il, p. 237).