Aug. Tarerry, t. Il, pp. 323 et suiv
4. Ord., t. XVII, pp. 365 et suiv. — A Amiens, la fourniture du sel pour l’approvisionnement des greniers est réservée aux marchands. On accorde des franchises aux marchands forains qui apportent des
se montre sensible aux réclamations des bourgeois : comme on s’est plaint à Amiens des excès des hommes de guerre, il ordonne au maréchal de Lohéac de rétablir l’ordre : « Et vous pourrez tenir certain, écrit-il aux Amiénois, que nous avons continuellement au cœur et en mémoire la grant amour, vraye et entiere loyauté que vous nous avez par effect demonstré!. » — Aussi de toutes ces villes exige-t-1l d'importants services: le 21 novembre 1471, il prie les habitants de Saint-Quentin de ne point laisser pénétrer dans leurs murs les troupes du duc de Bourgogne”? ; le 12 juillet 1472, 11 leur demande d’envoyer des secours à Beauvais*. Le roi ne laisse pas cependant de commettre des fautes politiques : 1l avait promis aux villes picardes de ne jamais plus les aliéner de sa couronne; et, à plusieurs reprises, il a renouvelé son serment'. Mais souvent il forme de nouveaux projets qui nuisent singulièrement à sa politique générale ; il ne sait pas toujours résister au désir de satisfaire sa vengeance. — Le connétable de Saint-Pol détenait Saint- Quentin ; se sentant menacé par son maître, il se retire près du duc de Bourgogne. Louis XI court alors en toute diligence à Saint-Quentin et y fait entrer une garnison. Il serait heureux de conserver la ville, mais 1l souhaite plus vivement encore s'emparer de la personne du connétable : or si le duc de Bourgogne consent à lui livrer le comte de
vivres dans la ville, « affin que plus grant quantité de vivres vous viengne, dit le roi, et a meilleur marché. » (Bibl. Nat., Collection dom Grenier, t. XCVI, fes 122-923).
1. Bulletin du Comité de la Langue, de l'Histoire et des Arts de la France, t. IT (1853-55), pp. 466 et 467.