‹ Louis XI et les VillesChapitre 191 sur 305 · Bibl. Nat., Collect. Moreau, t. CCLV, fo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., Collect. Moreau, t. CCLV, fo

SA Tbid., 10H56:

&. Les bourgeois d'Amiens ont entendu dire que le roi pourrait bien conclure un traité, d'après lequel leur ville ferait retour’ au duc de Bourgogne : ils envoient alors à Louis XI des députés, qui le suivent jusqu'à Tours : le roi rassure les Amiénois, leur écrit, le 27 janvier 1472, qu'il n’a jamais eu l'intention de les abandonner (Bibl. Nat., Coll. dom Grenier, t. XCVI, fo 123).

Saint-Pol, ce n’est qu’au prix de la cession de Saint-Quentin : tel est le marché qu’il se résigne à conclure dans la trève du 13 septembre 1475". — II se montre encore bien imprudent, lorsqu'il traite avec tant de dureté les petites villes de Picardie qui sont restées fidèles au duc de Bourgogne, et qui, de la sorte, menacent sans cesse le domaine royal. Dès 1473, il a l’intention de brûler Saint-Valery-sur-Somme, car il n’espère pas pouvoir conserver la place. Il consent un instant à écouter les supplications des Amiénois, qui tirent de ce port une partie de leur subsistance”; mais, en juillet 1475, dans la crainte que le roi d'Angleterre ne réclame Saint-Valery, il met son projet à exécution ; le même mois, il ordonne de brûler Doullens*; Montdidier, Corbie et Roye, malgré ses promesses formelles, subissent le même sort’.

1. Cf. Coumwes-Lencrer, t. III, pp. 409 et suiv. Il est vrai que le duc, d'après les clauses formelles du contrat, doit « délivrer ez mains des gens et commis du roi a faire icelles delivrances ses lettres pour les manans et habitans dudit Saint-Quentin, et les garder et maintenir et leurs biens, droits et privileges, et non les travailler ne molester pour les choses passées et les traicter ainsi que bon seigneur doit faire ses bons subgets ».

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