Ibid., ms. fr., 20486, fo
3. Lettre du 24 mars 1477, dans L. de la TRÉMOILLE, op. cit., p. 127.
&. De Manpror, op. cit., p. 41 et suiv. et p. 48. Cf. Lettres de Louis XT, t. IV, pp. 352 et suiv. (Pièces justificatives, n°s IX et suiv.).
la majesté royale : il considère que la maison de France est la plus noble «qui soit sous le firmament! ». Il estime que toutes ses forces doivent être employées, toutes ses facultés, consacrées à sauvegarder le royaume, à le conserver dans son intégrité et à en étendre les limites. Le royaume n’est point pour lui une abstraction vague : c’est un territoire qui prend figure, qui doit s'étendre jusqu'aux Alpes et jusqu'au Rhin: les Lyonnais prétendent que les habitants de Bourgogne et de Savoie ne peuvent être regardés comme aubains, « car le roy a voulu et veult tousjours soubstenir et maintenir que le royaume s’extend d’une part jusques es Alpes, où est encloz le pays de Savoye, et jJusques au Rhin où est encloz le pays de Bourgoigne ?. » — L'État est donc déja fortement constitué; c’est à le fortifier davantage que visent tous les efforts du roi. La raison d'État : tel est le grand ressort de sa politique; tel est aussi le principe, qui le guidera dans ses relations avec les villes.
1. Pour le duc de Bourgogne, le plus grand honneur ne consistet-il pas à être issu de la lignée de France, « où gist la majesté du sceptre impérial et royal seigneurie du Royaume et de la Couronne de France, dont la souveraineté réside en la personne du Roy »? Telle est, du moins, la déclaration que doivent faire les ambassadeurs envoyés par Louis XI au duc de Bourgogne, en mai 1470. (Bibl. Nat. ms. fr. 6977, fos 104 et 105).
2. M.-C. et Georges Guicux, Bibliothèque historique du Lyonnais, Lyon, 1888, p. 445-46.