Bibl. Nat., francais n° 2049%, fo
seigneurs quelxconques que par les Roys de France » : ils en ont fait l'expérience".
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Mais Louis XI ne montre pas toujours la même modération : trop souvent, il use de violence. Suivant Commines, il avait l'intention de ne faire que des conquêtes pacifiques, de conclure des alliances et des traités, mais de n’avoir jamais
recours à la guerre*. — Cependant, il se laisse entraîner par la fougue de son caractère. En juin 1477, il s'empare, à main armée, de la ville du Quesnoy. Les habitants d’Avesnes, sommés de se rendre, réclament un délai de six jours, afin de demander « descharge » à la duchesse de Bourgogne : le roi n’accorde ce délai que de mauvaise grâce. « Incontinent le terme failly, écrit-il lui-mème aux Abbevillois, veu que les gens d’Avesnes dissimuloient d'eulx mectre en nostre obeissance, mardi au soir, environ soleil couchant, assiegasmes et approuchasmes ladicte ville, laquelle feismes batre de nostre artillerie jusques au lendemain, environ deux heures après midi que la feismes assaillir, et dura l’assaut longuement, parce que dedens ladicte ville avoit bien deux mille hommes de guerre, sans les gens de la ville, qui estoient bien deux mille en habillement”. » A la fin, Avesnes est prise d'assaut. Les habitants, sans distinction d'âge ni de sexe, sont passés au fil de l'épée ; la ville est pillée et brûlée : il ne reste debout que huit maisons et un couvent
« Bref, dit un contemporain, toutes inhumanités ou tyrannies furent 1illec commises par les mains des inicques bou-
chiers français, que lon dit tres chrestiens'. » — Les hos- 1. Zbid., no 6984, fo 362.