‹ Louis XI et les VillesChapitre 214 sur 305 · PERS · texte numérisé non relu

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Morixer, chap. XLIT, éd. Buchon, t. If, p. 37 et suiv. Cf. la Chro-

ülités continuent : à la fin de juin, Louis XI engage une grande bataille contre le duc de Gueldre et les Flamands : il les défait au Pont-des-Pierres; en juillet, il les refoule jusqu'au delà d'Oudenarde et conquiert le Mont de Cassel. Tout le pays est ravagé par les troupes francaises".

Faut-il s'étonner si le roi s’aliène les villes mêmes qui, dès les premiers mois, s'étaient soumises à son autorité ? A Cambrai, bien qu'il ait promis de faire observer la plus stricte neutralité, il établit une garnison française. Maraffin, un de ses agents les plus fidèles, y commet des exactions de toutes sortes : il arrête des bourgeois sans connaissance de cause et les rançonne indignement. La ville envoie alors des députés à Louis XI; mais ce dernier les fait prisonniers et demande aux bourgeois 40,000 écus d’or. Le seigneur du Lude vient aider Maraflin dans son œuvre d'intimidation : les deux complices ordonnent plusieurs exécutions capitales ; ils contraignent les habitants à débourser 6,000 écus d’or, à envoyer douze otages et à recevoir une garnison de 400 lances”. Le roi s'empare de Condé en 1478 : il promet aux habitants la vie sauve et le maintien de leurs privilèges. Or, la nuit de la Pentecôte, à deux heures du matin, les capitaines font crier, de par le roi, que tous les habitants, sous peine de la hart, se hâtent de quitter la ville, sans rien emporter de leurs biens *.

Les effets de cette politique se font bientôt sentir : en 1478, pendant une trêve, les magistrats municipaux de Cambrai ouvrent les portes de leur ville à l’armée du duc d'Autriche. Les gens de Bouchain massacrent Ja garnison française et reçoivent les ennemis de Louis XI. Valenciennes,

nique de Pierreule Prestre, p.124: « Avesnes fu prinse d'assault, pillee, brullee, et tous ceulx de dedens, mys a mort piteusement ».

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