‹ Louis XI et les VillesChapitre 241 sur 305 · Arch. mun. de Montpellier, BB, déc · texte numérisé non relu

Arch. mun. de Montpellier, BB, déc

7. «... I nous semble, si vostre bon plaisir est, que la dicte traite doit estre de nouvel deffendue es pays de Guyenne, Xainctonge et gouvernement de la Rochelle, car autrement vos subgetz auront beaucoup a souffrir. » (Bibl. Nat., ms. fr., n° 20485, fo 143).

8. Arch. Nat., K 71, n° 31. — Toute infraction à ces défenses est très sévèrement punie : en 1568, le Parlement de Toulouse permet à un marchand de Barcelone de charger sur sa « galée » à Aigues- Mortes 2,500 setiers de blé ; mais, s’il dépasse le taux fixé, il paiera une amende de 10,000 livres tournois et perdra sa cargaison (Arch. du Parlement de Toulouse, B 3, fo 154).

9. Voy., par exemple, Arch. mun. de Lyon, AA 923 fo 13, et Ord., t. XV, XVI et XVII, passim.

liorer les voies navigables. Il favorise de tout son pouvoir les « marchands fréquentant la rivière de Loire »', Le corps de ville de Poitiers désire rendre le Clain navigable? : le roi, en 1462, accorde, à cet effet, 2,000 livres tournois *. Comme la Sèvre est ensablée, il rend à Niort, en 1464, une partie de la « coutume », qui se lève sur les marchandises transportées par la rivière, sans prêter la moindre attention aux plaintes des habitants de La Rochelle‘. Le port de Niort est donc réparé et peut donner accès à des navires chargés de 25 à 30 queues ; il s’agit encore de construire des chaussées et des écluses « pour entrer en la mer »: Louis XI ordonne de lever 1,000 livres tournois sur le Poitou°. La même année, 1l rétablit certaines aides, qui doivent être employées à l'entretien de la navigation sur les rivières de Lerre et de Vendée*. Il s’occupe aussi du canal, qui fait communiquer Luçon avec La Rochelle”. — Aux riverains de

1. Un procès s'était engagé entre ces marchands et les habitants de Moulins : Louis XI défend à ces derniers « de mettre sus ne lever sur la riviere d’Allier aucun cruage nouvel sur le vin ne autres denrees passans et conduittes par la dicte riviere (Bibl. Nat., ms. fr. 21276, fes 63-64). — En 1471, il accorde aux marchands de Loire le droit de lever, pendant six ans, des aides sur le vin, le blé, le hareng, les morues et même sur de « menues denrees » qui jusqu'alors n'avaieut jamais été imposées. En 1477, il leur accorde un « doublement du droit de boëte » : il est vrai qu’il en a reçu un présent de 12,000 écus d’or. (ManreLzier, Histoire de la communauté des marchands fréquentant la rivière de Lotre, Orléans, 1869, t. III, pp. 14 et suiv.).

2. En 1461, il a envoyé deux députés à Orléans, à l'assemblée des marchands, pour conférer avec-eux sur le projet de rendre incessamment le Clain navigable (Arch. mun. de Poitiers, Carton 32, J 1264 et 1265, et Cart. 98, n° IV, fo 231).

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