‹ Louis XI et les VillesChapitre 243 sur 305 · Arch. mun. de Lyon, BB 7, fos 309 et suiv · texte numérisé non relu

Arch. mun. de Lyon, BB 7, fos 309 et suiv

royaume de deux millions d’or et plus par an, car auparavant il falloit acheter les marchandises necessaires hors du royaume a deniers comptants, tandis qu'aux foires du royaume on ne fait qu'eschanger. Il s’y vend bien plus de marchandises de ce royaume qu’on n’en amene des pays estrangers. Avant que lesdictes foires fussent a Lyon, il n’y avoit pas une bonne foire en ce royaume, parce qu’elles n'étoient pas aux extrémités mais au milieu du royaume. Toutes les grandes delivrances se faisoient a Geneve pour les marchandises qui venoient d'Allemagne, d'Italie, Savoye et Aragon, ceste ville estant en pais de limites; les autres grandes delivrances se faisoient à Anvers »'. Louis XI est déjà tout converti à ces idées. Dans une première ordonnance, 11 interdit à tous les marchands français d’aller aux foires de Genève, d’y faire le moindre achat ou la moindre vente ; il défend aussi aux marchands étrangers, qui se rendratent à ces foires, de traverser le royaume?. La ville de Lyon, aflirme-t-il, offre toutes les garanties nécessaires au commerce : c’est une « grosse et notable cité »; les marchands étrangers y trouveront bon accueil « et y porront faire tous leurs faits de marchandises sans aucun danger ou empeschement de leurs personnes ny de leurs biens »°. Le 8 mars 1463, quatre foires annuelles, de quinze jours chacune, sont instituées à Lyon. Les plus grands privilèges sont accordés aux étrangers qui les fréquenteront'. — Louis XI veut

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