‹ Louis XI et les VillesChapitre 245 sur 305 · Arch, mun. BB 145, fo · texte numérisé non relu

Arch, mun. BB 145, fo

3. En octobre 1473, il fait arrêter Frédéric, seigneur de Fernay, qui était prévenu d'avoir séquestré à Montluel des marchands lucquois, qui se rendaient aux foires de Lyon (tbid., BB 12, fo 58 vo).

4. Toutefois, à la requête des habitants, il consent plus tard à révoquer sa décision (Bibl. Nat., ms. fr. n° 21276, f0N6OETO)E

5. Le comte du Maine, qui veut créer des foires à Saint-Maixent, demande aussi l'autorisation royale. (Ord., t. XVIT, p. 190).

6. Un marchand de Toulouse, dont le grand-père était originaire de Milan, craint d'être atteint par le droit d'aubaine : pour s'en racheter, il donne 300 écus d'or. (Bibl. Nat., ms. fr. ne 20489, Fo 7).

Saint-Quentin : dans son ordonnance, il indique les motifs qui ont déterminé sa décision : « Icelle ville, dit-il, est situee au détroit, et y prennent leur passage les biens, danrees, marchandises etautres biens, et aucuns d’iceux alliez par mariage avec les habitans de la dicte ville ou autres natifs de nostre royaume y ont prins leur résidence et acquis plusieurs biens et immeubles'. » En 1472, Bordeaux et Toulouse?, puis, en 1475, toutesles villes du Languedocobtiennent le même privilège*. — Pour maintenir la sécurité des opérations commerciales, il établit « l'arrêt » dans nombre de villes : il permet aux habitants de se saisir des étrangers qui n’ont pas acquitté les dettes qu'ils avaient contractées chez eux*.

Dans tous les ports importants, il essaie d'attirer les étrangers”. — Depuis des siècles, la ville de Bordeaux entretenait des relations constantes avec l'Angleterre ; elle expédiait dans ce pays les vins de toute la région. Or, même au xv° siècle, il n’y a presque point de bateaux attachés au port. Le commerce est presque exclusivement entre les mains des Anglais : Charles VIT, en leur interdisant l’entrée de Bordeaux, ruine la villef. Louis XI s’efforce de

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