‹ Louis XI et les VillesChapitre 264 sur 305 · Communes, |. VI, ch. x1 (t. II, pp · texte numérisé non relu

Communes, |. VI, ch. x1 (t. II, pp

2bid IN et xrx (CL pp trlietisuir.):

3. Rapport de Me Jehan de Saint Deliz du voyage fait devers le Roy aux Estats du royalme tenu a Tours, dans les Mélanges historiques, t. IT, pp. 4738-77.

&. Dès 1467, les États déclarent qu'ils eussent payé «XX ans a, plus aisément Ilem francs que ne feroient aujourduy XX® pour la

frequente continuacion des charges qu’ils ont portees » (A. Sponr, La taille en Languedoc, p. 49).

été encore bien moins éprouvées que les campagnes. L’augmentation des tailles, les excès des gens d'armes, dontse plaignent les Etats, ont surtout accablé les paysans : depuis la mort de Charles VIT, déclare le Tiers, « n’a esté contree ou n’y ait tousjours gens d'armes, allans et venans, vivans sur le povre peuple, maintenant les gens d’armes de l’ordonnance, maintenant les nobles de ban, maintenant les franez archiers, autresfois les halbardiers etaucunes fois les Souysses et piquiers, qui leur ont fait maulx infinis... ‘ » Il est des pays qui sont transformés en déserts : de Dieppe à Rouen, on ne saurait reconnaître la trace d'un chemin; toutes les fermes sont détruites ; on ne rencontre que des brigands, qui infestent encore la campagne?. — Le bourgeois est accablé d'impôts, mais il est protégé par ses murailles, il se trouve à couvert des fléaux les plus terribles, 1l jouit encore de beaux privilèges ; la condition du paysan est souvent o serf est nourri, et ce

peuple est assommé de charges importables, tant gaiges, ga-

inférieure à celle d’un serf, « car un

belles, imposicions et tailles excessives ». Même en cette triste époque, il est bien des bourgeois qui s’enrichissent. Quant au paysan, s'il a « toute la journée labouré a grant peine et sueur de son corps, et qu'il a cueilly le fruict de son labeur, dont 1l se attendoit vivre, on luy vient oster la partie du fruict de son dit labour, pour bailler a tel peut estre, qui batra le povre laboureur avant la fin du moys... * »

Tels sont les résultats directs de la politique de Louis XI: les villes sont accablées d'impôts, souvent réduites à la misère. Mais il est aussi des conséquences lointaines : c’est à cette époque que se prépare la transformation sociale du

royaume .

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