Arch. mun. de Lyon, BB 16, fos 168 et suiv
&. Arch. Nat., P 1370 ? cote 1912, et P 13921! cote 661. — En 14784, les frères Passequin, bourgeois de Villefranche, vendent au duc de Bourbon la sixième partie des exploits de la châtellenie de Murat
(thid., P 13741 cote 2397).
s'élever à la noblesse. En Normandie, dès le commencement du xv° siècle, beaucoup de seigneuries sont tombées aux mains des roturiers : au bout d'un certain nombre d'années, dans les registres de tabellionnage, on voit la qualification nobiliaire suivre le nom de bourgeois, qui sont devenus seigneurs, Sans avoir obtenu de lettres de noblesse. Tandis que bien des nobles se ruinent, beaucoup de roturiers s'enrichissent par le eommerce et les charges. Il s'opère done, en faveur du Tiers-Etat, une véritable transmission des fiefs! : en avril 1481, Colas Depéret, bourgeois de Montluçon, de naissance roturière, et qui se donne déjà le titre de seigneur de Bienassis, achète à Guillaume de la Roche, chevalier, seigneur de Saint-Maixant, au prix de 640 livres tournois, les bois, garennes, prés, étangs et terres labourables qu'il possède à Virloubier et à Rocles*. — D'ailleurs, il est un grand nombre de bourgeois qui, pour se soustraire aux tailles, se prétendent nobles ; l'abus, en Normandie, devient si sérieux, que Louis XI, dès 1463, y fait faire par Rémon de Monfaut un recensement des personnes vraiment nobles « extraictes de nobles lignes », et qui sont exemptes de tailles*. Quant aux anoblis, ils formeront une catégorie particulière : tous ceux qui se disent nobles « tant a eause de leurs femmes, meres et nobles fiefs qu'ils ont acquis que autrement..…., sont assis modérèément selon leur puissanee à taille® ». Mais, en 1470, les Etats de Normandie protestent
1. Ch. Roswzrarp pe BraurePpaire, Voies ef documents concernant l'état des campagnes de la Haute-Normandie, Evreux, 1865, pp. 126 et suiv.