‹ Louis XI et les VillesChapitre 268 sur 305 · HE © D · texte numérisé non relu

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s'exempter des tailles et aides, s'ils ne vivent noblement, c’est-à-dire si, par exemple, ils sont avocats, procureurs où marchands (Ord.,

t. XVI, pp. 558 et suiv.). Cf. ibid., XVII, 174.

toutes ces règles, il est impossible d’éviter les abus des officiers royaux". — Quoi qu'il en soit, les bourgeois obtiennent de Louis XI de sérieux privilèges et parviennent, de plus en plus, à une classe supérieure.

D'ailleurs, les officiers royaux, qui le plus souvent sont issus de la bourgeoisie, forment une véritable noblesse. On a déjà cité les familles de Beaune et Briçonnet ; nous voyons, en 1466, un bourgeois de Châteauroux qui remplit la charge de receveur des aides en Berry”; Jean Mérichon devient gouverneur de la Rochelle, et, dès 1473, acquiert la seigneurie d’Auxance”; c’est un marchand, maître Ythier, qui est maître de la Chambre des Comptes du duc de Guyenne ; Louis XI, à la mort de son frère, désire l’attacher à son service ; illui promet une somme de 1,000 livres tournois, tant en gages d’offices qu’en pensions, et lui assure une place de maître des Comptes“. — En France, plus qu’en aucun autre pays, la bourgeoisie recherche avec ardeur les offices et les fonctions ; les contemporains le remarquent fort nettement : à Paris, dit Commines, « les oflices ou estatz sont plus

1. C’est ce qui arrive à Amiens, en 1481 : le bailli veut forcer les bourgeois anoblis à se rendre à la convocation du ban et de l'arrièreban. (Aug. Turerry, Recueil de doc. inéd., t. II, pp. 386 et suiv.) — Aux Grands Jours de Montferrant, en 1481, Durant Trespac déclare qu'on à voulu le contraindre à se rendre à l’armée royale, bien qu'il ne possède pas 50 livres de rente et qu'il paie les tailles à Clermont. En 1478, le sergent royal, Pierre Thorrenches, a voulu le forcer à partir pour l’armée, sans lui montrer de mandement royal; il l’a enfermé dans la prison des criminels et lui a confisqué une grande partie de ses biens. Trois gardes, qu'on lui avait donnés, l’avertirent qu'on le relâcherait, s'il consentait à donner 500 livres tournois, dont &00 devaient revenir au roi, et 100 aux commissaires ; il dut se rendre à ces conditions. En 1479, on l'oblige à débourser 100 livres; s’il livre 60 écus, lui déclare-t-on, il sera dispensé de partir pour Arras. Et cependant, Ymbert de Varey ne veut point lui accorder l'exemption du service militaire. (Arch. Nat. X1a 9213, fs 73 et suiv.).

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