‹ Louis XI et les VillesChapitre 79 sur 305 · Bibl. Nat., fonds francais n° 6979, P · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., fonds francais n° 6979, P

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jugé qu'elle n'était pas capable de résister aux attaques des ennemis ,

Et de fait, Louis XT n'éprouve aucun scrupule à faire raser où désemparer les villes dont la défense lui semble impraticable, et qui, suivant son mot, seraient de « beaux logis » pour ses ennemis. Si Fécamp n’est pas tenable, on abattra les fortifications. Après le désastre de Nesle, en 1472, il se repent d’avoir conservé la place: « Que toutes semblables villes soient rasées », ordonne-t-1l?. Que l’on se fortifie bien dans Compiègne, écrit-il la même année, « car cest une bonne place et que lon desempare toutes les mauvaises qui ne sont pas tenables® ». Pour sauver Beauvais, le connétable se résigne à sacrifier Saint-Quentint. — La raison d'État prime déjà tout intérêt parti-

culier.

4. Cf. Marco», Aistoire de Reims. Reims, 1846, t. IV, p. 652 et suiv.; DE BarrHéceuy, Mémoires de Jean Rogier, Reims, 1875, Lt. III, p. 14et suiv.

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