‹ Louis XI et les VillesChapitre 81 sur 305 · Bibl. Nat., fonds fr. n° 6602, fo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., fonds fr. n° 6602, fo

6. C’est ce qu'écrivent le maire et les jurés de Bordeaux à l'évêque

d'Aire et à Bourré (tbid., Fo 97).

approvisionner l’armée qui se dirige sur le Luxembourg. Le seigneur de Belleville demande encore du vin aux Rémois : il compte sur leur bonne volonté ; mais, au besoin, 1l emploiera la force”. À Nîmes, l'exploitation est encore plus dure: en 1473, pendant le siège de Perpignan, on voit arriver à tout moment des commissaires royaux, et, s'il faut en croire une chronique contemporaine, les magistrats subissent mille « tribulacions, tant en pouryoyant de blés et avoynes, chiers sallées et moutons et autres vivres nécessaires et grant nombre de charrettes par deux fois. » En mai 1474, les consuls envoient à Narbonne cinq cents moutons et vingt « vaisseaux » de vin: ils ne peuvent se soustraire à cette obligation, sous peine d'emprisonnement et de confiscation. Il faut toujours faire de nouvelles dépenses, remarque le chroniqueur, « et pour ce n’est pas de merveilhes si ladicte pauvre ville est pauvre »*. En 1474, pour le ravitaillement de l’armée du Roussillon, les Lyonnais dépensent 1,500 livres tournois”. Les villes de Champagne, en 1482, envoient à Lyon de grandes provisions de farine : néanmoins, le seigneur de Belleville pense qu'il faut stimuler le zèle des habitants : « Sire, écrit-1l au roi, vous ferez

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