‹ Louis XI et les VillesChapitre 82 sur 305 · Var, Statuts, p. 666 et suiv. (note · texte numérisé non relu

Var, Statuts, p. 666 et suiv. (note

2. Mévarp, Aistoire de Nismes, t. II, Preuves, pp. 2 et 6. — Le roi exige des habitants de Troyes les plus grands sacrifices. Le 22 mars 1470, Louis de Laval, gouverneur de Champagne, et Guillaume Cousinot leur ordonnent d'envoyer des vivres à l'armée royale dans le délai de deux mois. Il pourrait même se faire, s'il survenait quelque grave événement, qu'on leur demandät la moitié ou les deux tiers en plus : « ... Et savons certainement que ne vouldriez en rien faillir au Roy pour ceste cause.» (H. Srein, op. cit., dans l'Annuaire- Bulletin de la Sociélé de l'Histoire de France, 1888, p. 190).

3. Arch. mun. de Lyon, CC 454. — En août 1472, ils’ fournissent 480 ànces de blé, pour ravitailler l'armée du roi en Bourgogne (bid., BB 12, f0 2). — « Le lundy 6 janvier (1466) fut crié en la ville de Paris que tous marchans acoustumez de porter vivres en ost portassent vivres en l’ost du Roy, qui estoit devant ladicte ville du Pont des Arches. » (Chronique Scandaleuse, p. 54.)

expédier sept ou huit paires de lectres adressantes es villes de par deçà, aflin que tousiours y facent meilleure diligence »'.

Les réquisitions de munitions et d'armes sont aussi fréquentes. En février 1476, Louis XI prescrit aux mag istrats de Reims d'envoyer à Amiens toutes les poudres et tout le salpêtre qui se trouvent dans la ville ; la même année, pour la guerre engagée contre le duc de Bourgogne, il réquisitionne « toute leur artillerie, leurs chevaux, leurs charrois »°. En 1471, les Orléanais doivent faire conduire à leurs frais jusqu'à Paris 3,500 lances ferrées, que l’on a fabriquées dans leur ville ; les Parisiens continueront le transport jusque sur le théâtre de la guerre*. En 1476 et en 1477, cette malheureuse ville d'Orléans est accablée de réquisitions : un jour, ce sont des munitions ; une autre fois, c’est de l’artillerie qu'il faut transporter, et l’on profite de la moindre alerte pour exploiter plus âprement les habitants*. Chaque mois, le corps de ville dépense 100 livres pour le charroi de l'artillerie royale ; la contribution est réduite à 51 livres en 1477; mais le roi ne veut faire aucune autre concession, — En vain envoie-t-on Jacquet Luillier jusqu'à Cambrai : il ne peut même pas obtenir que les chevaux des pauvres gens soient épargnés, car le roi « à la chose trop a cueur »”. — En 1470, Troyes envoie à Louis de Laval 500 livres de poudre et 500 livres de plomb. Les habitants font remarquer à ce personnage que leurs provisions diminuent ; mais 1l reste

inflexible : « Vous devez, leur répond-il, tousjours entendre

4. Bibl. Nat., fonds francais, n° 15540, fo 51. 2. Varin, Slatuts, p. 664 et suiv. (note).

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