‹ Louis XI et les VillesChapitre 83 sur 305 · Lettres de Louis XI, t. IV, p · texte numérisé non relu

Lettres de Louis XI, t. IV, p

. Gillet Bonneuvre, capitaine du charroïi de l'artillerie, réquisitionne des chevaux à Orléans « pour le bruit qui fut des Bourguignons ou pays de Champeigne. » (Arch. mun. d'Orléans, CC 562.)

5. Sur tout ce qui précède, consulter les arch. mun. d'Orléans, CC 562 et 563, passim. — Il en est de même à Poitiers (Arch. mun,, Cart, 98, no VII, fes 14 et suiv.).

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à en assembler le plus que vous pourrez et ny espargner riens comme vous veoyez moy etaultres y emploier et corps et biens, puisque c’est pour le bien du roy et de son royaume". » Et à ce moment même, la cité souffre sans cesse des incursions et des « pilleries » des gens de Bar-sur-Seine. — Souvent aussi les municipalités font fabriquer des armes pour le compte du roi, mais à leurs frais : en 1479: Louis XI fait aux principales villes une commande de canons. Compiègne envoie à l’armée royale 200 piques, 500 hallebardes, 600 dagues”. — En toutes ces matières, les villes montrent une docilité parfaite ; elles exécutent les ordres du roi avee une étonnante ponctualité. Les exigences de Louis XI n’en deviennent que plus tyranniques: en 1478, Lyon a tardé à lui expédier des canons et du salpètre; le roi manifeste un profond étonnement: « Vous n'avez pas accoustumé, leur écrit-il, en plus grans matières de dylayer

a chose dont vous avons requis »

Les villes sont encore astreintes à loger les hommes

d'armes : e’est la plus pénible des contributions militaires.

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2. Charles d'Amboise écrit aux bourgeois de Troyes de lui expédier à Langres un canon, ou, à défaut, deux milliers de salpêtre, et, ajoute-t-il, «je vous ferai tenir quittes par le Roy de faire ledit canon; en quoy faisant, je vous cuyde soulaiger ; car vous aurez beaucoup meilleur charge de fournir ledit salpestre que ledit canon. » (ibid., P 1196):

3. H. de Lérinors, op. cit., dans la Bibl. de l'Éc. des Chartes, année 1864, p. 124 et suiv.

&. Et cependant les charges sont fort lourdes : Amboise, en 1475, doit faire conduire une pièce d'artillerie à Dieppe. Même les villes du duc de Bourbonnais sont obligées d'envoyer des vivres pour le ravitaillement de l'armée du Roussillon, en 1474. (Arch. Nat., P 13591, cote 662).

5. Lettre du roi aux conseillers de Lyon, datée du 18 mai 1478 (Arch. mun., AA 23, fo 40).

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