‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 102 sur 129 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

baronnie de Faucigny’. À Briançon, le » août 1449, le dauphin et Louis duc de Savoie signaient un traité d'alliance conforme aux intérêts des deux provinces?. Le commerce sera libre entre leurs sujets ; ils ne pourront augmenter les droits d’entrée sur aucune marchandise ni en entraver le débit. S'il y a plainte, sur ce fait, le préjudice causé aux marchands sera aussitôt réparé. Sur leurs terres, ils ne donneront, ni l’un ni l’autre, passage à leurs ennemis. Ils s’assisteront, au contraire, réciproquement, se fourniront un secours de 2000 chevaux et autres forces bien spécifiées. Pas de voies de réprésailles, mais brève et bonne justice à leurs sujets quand un différend surgira. Îl y aura, si le cas se présente, extradition des coupables. Toutes difficultés entre les deux États seront réglées amiablement par quatre conseillers.

Voilà un traité d'esprit bien moderne, comme est moderne l’homme qui l’a élaboré. Au mois de mai, on voit le bâtard d’Armagoac venir offrir au duc de Savoie l’appui du dauphin dans sa lutte contre Sforza. Il lui disait son désir de se rendre à sa Gour, ROUTE qu'il pût y trouver la duchesse et ses filles.

Louis songe, tout simplement, à préparer son union avec la fille du duc de Savoie qui est alors une fillette de onze ans. C’est une affaire, et une affaire diplomatique, l’union par un mariage de la Savoie et du Dauphiné. On pourrait penser que Louis a décidé de s'établir pour toujours dans son Dauphiné. Mais il joue double jeu, ou plutôt double chance. Ainsi, après la campagne de Normandie, on le voit solliciter le gouvernement de cette riche province. Et il cherche à gagner Thomas Basin, l’évêque de Lisieux, à son entreprise. Ce dernier rapporte tout à Charles VII. Louis le sut et garda envers l’évêque une rancune que celui-ci lui renditau centuple.

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