‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 115 sur 129 · Chastellain, III, p · texte numérisé non relu

Chastellain, III, p

famille s’élevant entre Philippe et son fils Charolais, et qui rappellent tant celles que le dauphin avait avec son père :. Car Charolais était un furieux, n'ayant sur lui aucune maïitrise. Alors Philippe considérait Louis comme son propre fils, mais un fils qui lui était soumis. On le vit bien, un jour qu'ils avaient été chasser tous deux. Louis s'était égaré et Charolais était revenu seul à la cour. Philippe entra dans une grande colère et défendit à son fils de reparaître devant lui avant d’avoir ramené le dauphin.

En compagnie de Philippe, Louis parcourait les Flandres, prenant contact avec ses riches et nombreuses populations. Les Flamands lui rendaient de grands honneurs, le fêtaient par des représentations de mystères. Ainsi ils visitèrent Courtrai, Audenarde et Bruges qui était la Venise du Nord. Louis regardait les nations venir au-devant de lui, les riches bourgeois vêtus de soie. Et le dauphin, émerveillé, se livrait à bien des réflexions : car jamais il n'avait vu autant de monde dans une cité ?

LS

Alors le dauphin Louis se rappela qu'il était marié et que sa femme Charlotte était en âge de s'unir vraiment à lui°. Elle était demeuréc en Dauphiné. On s’étonnait à la cour de Savoie du peu d'empressement de Louis à vivre avec sa femme ; et le duc de Savoie, en 1456, lui avait envoyé son confesseur, Antoine Piochet, prévôt de Lausanne, pour lui exposer que la princesse « était déjà en âge convenable 4. C'était une jeune fille douce, insignifiante, sans beauté, qui sera l'épouse dont on ne peut vraiment rien dire°. Louis envoie à Grenoble le seigneur de Montaigu chercher la princesse ‘ ; et elle arrive à Namur ?, au mois de janvier 1458, où

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