Pilot de Thorey, p. 332, n. — 5. Commynes
6. Elle demeurait dans l'hôtel de la Trésorerie (Pilot de Thorey, p. 506, n.
7. Pour aïder le dauphin à soutenir les frais de la venue de la APE So di lui avance 1000 écus d'or (Arch, du Nord, B. 2026).
l'union s’accomplit. Louis eut un enfant, un « beau filz! » qui naquit à Genappe le 15 juillet 1459. Il a dû se rendre au célèbre pèlerinage de Hal, car c’est de là qu’il annonce la “nouvelle à son père, le 27 juillet. Le duc Philippe, qui résidait à Bruxelles, fait compter mille lions d’or à Colin Dubois, porteur de cette nouvelle qu'il répand à Amiens?.. L'enfant est baptisé dans la paroisse de Genappe. Les parrains sont Philippe et Mme de Charolais. Antoine, sire de Croy, premier chambellan, tient l’enfant avec Mme de Ravenstein, et le duc le rapporte dans ses bras. Les cadeaux sont magnifiques. Le duc donne à l'enfant des tentures précieuses, une vaisselle d’or et d'argent. Le sire de Croy offre une nef d'argent dont le fond était de cristal et qui pesait soixante marcs. Le baptême terminé, le dauphin remercie le duc : il se découvre entièrement, et Philippe pose un genou à terre, refusant de se lever avant que le dauphin ait remis son chapeau. Car Louis est un père attendri : « Mon très cher oncle, dit-il avec chaleur, je vous remercie du bien et de l'honneur que vous me faites, je ne le pourrai ni saurai desservir, sinon que pour tout je vous donne mon corps, le corps de ma femme et celui de mon enfant. » Le 29 novembre 1459, mourut Monsieur Joachim, fils de France, ce jeune fils de quatre mois dont le duc fit faire les obsèques ‘à Bruxelles. Environ deux ans après la dauphine accoucha d'une fille qui reçut le nom d’Anne, et le duc demanda encore aux États d'Artois une aide HHpIE de l’aide ordinaire pour subvenir aux frais du ménage.
Car le Dauphiné, qui fournissait à Louis ses ressources,
r. Lettres, 1, p. 104; Bibl. Nat., ms. fr. 15537, fol. 3. Sign. aut. — La réponse du roi Charles est quinteuse : « Et nous semble bien qu’il seroit temps que vous advisassiés de vous conduire et radresser comme y estes tenu. » (/bid., fol. 4.)
2. Artois, le roi d'armes, porte la nouvelle « qui estoit joye et consolation a tout le peuple de lad. ville » de la part du duc Philippe. Payement aux « compagnons retoriciens » qui.font des jeux de personnages et chantent des chansons à cette occasion (Arch. Com. d'Amiens, CC 43, fol. 45).